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Canicule: un Français sur deux inquiet pour sa santé et celle de ses proches

Les Français sont préoccupés par l'épisode caniculaire

Les Français sont préoccupés par l'épisode caniculaire - Image d'illustration

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, la position des Français face à l'épisode caniculaire qui touche le pays a évolué depuis les dernières années.

La moitié des Français se disent préoccupés par leur santé et celle de leurs proches alors que le pays traverse un épisode caniculaire inédit. C'est ce que révèle une enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour Franceinfo et Le Figaro

Les jeunes plus inquiets que leurs aînés

En règle générale, les plus jeunes ont tendance à y être plus sensibles que leurs aînés. En effet 53% des 35-49 ans expliquent être préoccupés par leurs parents ou leurs grand-parents, et plus de la moitié des 25-34 ans expriment de l'inquiétude. 

Du côté des seniors les craintes sont moins importantes. Les Français âgés de 50 à 64 ans, se disent inquiets à 46% et à 43% pour les individus de plus de 65 ans. En 2015 lors des fortes chaleurs, seul un tiers de la population se disait inquiète, soit 13 points de moins qu'aujourd'hui.

Quant aux moyens mis en oeuvre par le gouvernement pour faire de la prévention, trois quart des Français estiment qu'il fait tout ce qu'il peut pour limiter risques; 75% approuvent l'action des pouvoirs publics et considèrent que le ministère de la Santé "agit et communique comme il le faut pour prévenir d'éventuels décès à cause de l'épisode de chaleur que nous traversons". Un chiffre nettement supérieur à 2015, puisque cette satisfaction a progressé de 8 points depuis.

Des enseignements depuis 2003 

Toujours selon ce sondage Odoxa-Dentsu Consulting le clivage politique n'apparaît pratiquement pas concernant cette problématique de santé publique. Qu'il s'agisse du Rassemblement national ou de la France Insoumise, les sympathisants se disent satisfaits à 65% et 61% respectivement. Les Français considèrent également à 56% que le gouvernement n'est pas responsable des événements climatiques qui frappent le pays et n'a pas les moyens de l'empêcher, quand 43% se dit à l'inverse qu'il "a la capacité de maîtriser les conséquences d'une situation climatique".

Depuis la canicule de 2003 qui avait fait 20.000 morts, 53% estiment que le pays a tiré des leçons et est mieux préparé. Une progression par rapport à 2004 où les Français étaient plus de six sur dix à penser le contraire. 

Manon Fossat