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Bayonne: plusieurs centaines de personnes pour les obsèques du chauffeur de bus Philippe Monguillot

Philippe Monguillot est mort des suites de ses blessures, après avori été agressé par deux voyageurs à qui il avait demandé de valider un ticket de transport et de porter un masque.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce lundi devant l'église Sainte-Croix à Bayonne, pour rendre hommage à Philippe Monguillot. Le chauffeur de bus de 59 ans est mort des suites de ses blessures après avoir été agressé par deux voyageurs pour leur avoir demandé de porter un masque et de valider un titre de transport.

Le convoi funéraire est passé peu avant 14H30 sous les applaudissements de la foule, qui a également tenu saluer les collègues et amis du chauffeur. La messe donnée en l'honneur de Philippe Monguillot a été retransmise sur un écran géant à l'extérieur de l'église.

Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, présente pour l'occasion, a suivi la cérémonie à l'intérieur.

"Ma présence ici, à la demande du premier ministre, c'est un soutien pour la famille, pour les proches, pour les conducteurs de bus", a-t-elle déclaré sur notre antenne, avant d'ajouter: "Mais c'est aussi un signal pour dire que nous sommes auprès des fonctionnaires, auprès des agents [...] qui, trop souvent, sont la cible de la haine et de la violence."

Une agression qui suscite l'émoi

L'agression de Philippe Monguillot avait suscité l'indignation de la classe politique. Le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, et le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'étaient successivement rendus à Bayonne début juillet pour rencontrer les collègues du chauffeur de bus et dénoncer les violences dont il avait été victime. Le premier ministre, Jean Castex, avait quant à lui qualifié l'agression de "crime abject".

Une marche blanche, organisée en l'honneur de Philippe Monguillot, avait rassemblé 6000 personnes le 8 juillet, et ses collègues du réseau de transports Chronobus avaient exercé leur droit de retrait pendant plusieurs jours.

Quatre individus mis en examen

Quatre personnes ont été écrouées pour l'agression de Philippe Monguillot. Ses deux agresseurs, âgés de 22 et 23 ans et connus des services de police, se trouvent en détention provisoire et risquent la réclusion criminelle à perpétuité pour "homicide volontaire sur un agent de réseau de transports public".

Deux trentenaires, considérés comme leurs complices, ont également été mis en examen, l’un pour « soustraction de criminel à l’arrestation et aux recherches et non-assistance à personne en danger » et le second, pour « non-assistance à personne en danger », rapporte L'Obs.

Maëllyss Hedin avec AFP Journaliste BFMTV