BFMTV

Attaque à Londres: la mère d'un des lycéens français témoigne

-

- - -

Des lycéens français d'un établissement de Concarneau étaient présents sur le pont dans le quartier de Westminster, lors de l'attaque de Londres, ce mercredi. La mère de l'un d'entre eux, Kilian, a expliqué que les élèves avaient été pris en charge par les autorités britanniques, mais restaient pour beaucoup très choqués par les événements.

Quarante-cinq élèves de classe de seconde d'un lycée de Concarneau (Finistère) étaient présents sur le pont de Westminster, à Londres, au moment même de l'attaque qui a frappé ce quartier ce mercredi. Trois lycéens ont été blessés après avoir été fauchés par la voiture d'un assaillant sur le pont, non loin du Parlement. Deux d'entre eux sont actuellement dans un état grave mais aucun pronostic vital n'est engagé, a indiqué la préfecture du Finistère. Les victimes se trouvent à l'hôpital St Thomas de Londres. 

La mère de l'un de ces lycéens en voyage à Londres a expliqué sur BFMTV avoir tenté de joindre son fils Kilian dès qu'elle a pris connaissance de l'attaque. Celui-ci lui a envoyé un texto pour "la rassurer". "Ce qu'il me dit, c'est qu'à vingt secondes près, lui aussi était percuté par la voiture" a-t-elle assuré, ajoutant que, selon le témoignage de son enfant, trois de ses camarades ont été heurtés par la voiture. 

Certains élèves encore sous le choc

"Quand je lui ai demandé s'il allait bien psychologiquement, il m'a dit 'oui, je crois'. Par contre j'ai eu des nouvelles [...] d'un autre parent qui a deux filles qui sont très choquées" a-t-elle poursuivie. 

Les élèves ont ensuite été pris en charge par "les autorités britanniques" pour "débriefer" raconte la mère de ce lycéen. Toujours selon cette mère de famille, trois jeunes souffrent de fractures, mais "ne sont pas dans un état critique" pour le moment. 

Les élèves ont été rapatriés vers leur auberge de jeunesse dans la capitale britannique. Leurs familles ont été prévenues, en Bretagne. Bernard Cazeneuve, le Premier ministre, a réagi sur Twitter au drame. Il a évoqué cette classe de lycéens, les assurant de son "plein soutien". 

M.P