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Appel unitaire des musulmans de France contre Daech

Des musulmans arrivent à la Grande mosquée de Paris, en 2012. (Illustration)

Des musulmans arrivent à la Grande mosquée de Paris, en 2012. (Illustration) - Miguel Medina - AFP

Une condamnation unanime et unitaire contre Daech, aussi appelé Etat islamique, a été lancée par les musulmans de France.

Les fédérations musulmanes se sont cette fois-ci exprimées d'une seule voix. Mardi, sous la forme d'un "appel des musulmans de France", elles condamnent de manière unitaire les exactions de Daech (acronyme de l'Etat islamique en arabe). Elles demandent notamment que soit menée une enquête sur "les responsabilités des soutiens de cette organisation terroriste ainsi que l'origine de ses moyens".

"Nous condamnons fermement les exactions commises par l'organisation Daech (...) à l'encontre des civils en Irak et en Syrie parmi les chrétiens, les Yézidis, les Kurdes, les Turcomans, les musulmans chiites ou sunnites, les humanitaires, les journalistes", écrivent les signataires de cet appel, qui estiment que ce groupe, en dépit de son appellation usurpée, n'a rien ni d'Etat ni d'islamique".

Un texte de condamnation générale contre Daech

Le texte est de portée plus large que "l'appel de Paris" signé la semaine dernière, qui marquait une solidarité en particulier avec les chrétiens d'Orient, et il est surtout plus unitaire.

Il a été validé par dix grandes institutions dont les deux groupements de mosquées de sensibilité marocaine (RMF et UMF), la fédération de la Grande mosquée de Paris (liée à l'Algérie), les Turcs du CCMTF, mais aussi l'UOIF (proche des Frères musulmans) et l'association Foi et Pratique (courant littéraliste Tabligh). La très grande majorité des quelque 2.300 à 3.000 lieux de culte de la première communauté musulmane d'Europe (3,5 à 5 millions de croyants) y est donc représentée.

Un appel aux jeunes tentés par le jihad

Ils "réitèrent" leur "appel aux jeunes musulmans de France qui seraient tentés d'aller combattre aux côtés de ces terroristes, de prendre conscience de l'ampleur de la gravité des crimes dont ils pourraient se rendre complices, ainsi que de la lourde responsabilité, devant Dieu et devant l'humanité, d'une telle complicité".

Les dix institutions demandent enfin "aux musulmans de France d'apporter leur aide aux exilés, notamment à ceux présents en France" et "d'élever des prières, tous les vendredis, pour le repos des âmes de toutes les victimes" de Daech.

D. N. avec AFP