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Société

Acheter en vrac, la nouvelle tendance écolo

Alors que la COP21 démarre dans moins d’un mois à Paris, les initiatives pour lutter contre le réchauffement climatique se multiplient en France à l’instar de l’achat en vrac. Cette alternative est à la fois écologique et économique.

Moins de déchets et une quantité plus adaptée. Voilà, entre autres, deux bonnes raisons d’opter pour le vrac. Depuis un an, "La Recharge", une épicerie bordelaise, propose les mêmes produits qu’en supermarché, mais présentés de manière différente. Finis les packagings séduisants, place au self-service. Ici, les clients doivent venir équipés. "J’ai pris la bouteille de mon gel douche pour faire le plein en magasin", témoigne un client. "C’est une organisation comme une autre. Une fois qu’on est habitué à prendre nos contenants, on les ramène sans problème", réagit un second.

Des sacs ou des bocaux, de quoi prendre la quantité juste pour les produits d’entretien comme pour les aliments. "Je vis toute seule et je n’ai pas besoin d’avoir 1 kilo de farine chez moi. Je viens donc en chercher ici quand je veux", raconte une jeune femme entre deux rayons.

Du bon pour le porte-monnaie et l’environnement

Dans cette épicerie, tout se paye au poids. A produits équivalents, ils sont en moyenne plus doux qu’ailleurs. Des économies sont réalisées pour les emballages. Cette alternative s’avère également écologique. "Tout fonctionne en circuit fermé avec vraiment l’idée de faire du zéro déchet", explique Guillaume de Sanderval, le co-fondateur de "La Recharge". Les cageots de fruits et légumes sont par exemple rendus aux producteurs pour les prochaines livraisons.

"On économise trois tonnes de CO2 par tonne de plastique que l’on n’aura pas utilisée. On évite de reproduire des biens et des matières. C’est un véritable bénéfice climatique", assure Delphine Levi-Alvarès, responsable de Zero Waste France.

La démarche environnementale se ressent également dans les produits proposés, issus de circuit-court. Moins de transports rime également avec moins d’émissions de CO2.

En France, on dénombre une quinzaine de magasins de vente en vrac. Certains supermarchés commencent timidement à s’y mettre. Ces gestes simples pourraient considérablement faire baisser les 5 millions de tonnes de déchets d’emballages collectés chaque année.

Pierjean Poirot avec Céline Pitrel