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Climat

COP27: un accord historique sur l'aide aux pays pauvres adopté

La COP27 se tient à Charm el-Cheikh en Égypte, le 6 novembre 2022

La COP27 se tient à Charm el-Cheikh en Égypte, le 6 novembre 2022 - Joseph EID / AFP

Les détails opérationnels doivent être définis pour adoption à la prochaine COP, fin 2023 aux Emirats arabes unis, promettant de nouveaux affrontements.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la COP27 a adopté un texte très disputé sur l'aide aux pays pauvres impactés par le changement climatique.

Le président de la conférence, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri, a soumis aux délégués, qui se prononcent par consensus, la résolution la plus emblématique de cette édition, qualifiée d'historique par ses promoteurs, sur la compensation des dégâts causés par le changement climatique déjà subis par les pays les plus pauvres.

Mais il a dû ensuite accepter une suspension de séance de 30 minutes, réclamée par la délégation suisse qui a souligné que les délégués n'avaient reçu un autre texte très important, la déclaration finale globale, que "quelques minutes" avant le début de la séance et ne pouvaient donc pas se prononcer dessus.

De nombreuses questions en suspens

Le dossier des "pertes et dommages" climatiques des pays pauvres avait failli faire dérailler la conférence, avant de faire l'objet d'un texte de compromis de dernière minute qui laisse de nombreuses questions en suspens, mais acte le principe de la création d'un fonds financier spécifique.

Les pays pauvres, souvent parmi les plus exposés mais qui sont généralement très peu responsables du réchauffement, réclamaient depuis des années un financement des "pertes et dommages" qu'ils subissent.

Détails opérationnels à définir

Les détails opérationnels doivent être définis pour adoption à la prochaine COP, fin 2023 aux Emirats arabes unis, promettant de nouveaux affrontements. Notamment sur la question des contributeurs, les pays développés insistant pour que la Chine en fasse partie.

Autre sujet qui a secoué la COP: les ambitions de réductions d'émissions.

De nombreux pays ont estimé que les textes proposés par la présidence égyptienne constituaient un retour en arrière sur les engagements d'en relever régulièrement le niveau pris en 2021 à la COP de Glasgow.

Sans compter la question de la réduction de l'usage des énergies fossiles, à l'origine du réchauffement mais à peine mentionnées dans la plupart des textes sur le climat.

J.F. avec AFP