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Thomas Pesquet laisse entendre qu'il aimerait aller sur la Lune

Thomas Pesquet à Tokyo, le 19 septembre 2018.

Thomas Pesquet à Tokyo, le 19 septembre 2018. - MARTIN BUREAU / AFP

La Nasa voudrait ouvrir son programme lunaire aux non-Américaines au cours de la prochaine décennie.

Le spationaute français Thomas Pesquet a laissé entendre mardi qu'il était bien candidat pour aller un jour sur la Lune, alors que la Nasa veut ouvrir son programme lunaire aux non-Américains dans la prochaine décennie. Un souhait qu'il avait déjà émis en juin dernier au Salon de l'aéronautique et de l'espace du Bourget.

"J'ai eu personnellement la chance d'aller dans l'espace une fois pendant 200 jours à bord de la Station spatiale internationale", a dit l'astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA), dans un message vidéo en anglais diffusé par le patron d'Arianespace pendant le Congrès astronautique international, qui se tient toute la semaine à Washington.

"J'ai toujours rêvé d'aller plus loin"

"Mais j'ai toujours rêvé d'aller plus loin et plus profondément dans l'espace. J'espère vraiment prendre ma part dans cette prochaine étape de l'exploration spatiale", a dit Thomas Pesquet.

Les fusées européennes Ariane ne transportent pas d'humains, et le retour d'astronautes sur la Lune est organisé par la Nasa, qui a lancé le programme Artémis, avec une première mission habitée en 2024.

Le patron de l'agence spatiale américaine a dit que des astronautes non-américains pourraient voyager après cette première mission, à négocier selon les contributions des pays partenaires.

Un vol avec un Européen vers 2027 ou 2028?

Le chef de l'ESA, Jan Wörner, a dit à l'AFP lundi à Washington que les Européens voulaient effectivement envoyer un astronaute sur la Lune, peut-être vers 2027 ou 2028. Il n'avait pas voulu dire si Thomas Pesquet était parmi les candidats favoris.

Le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël, a en même temps annoncé mardi que la prochaine fusée du groupe, Ariane 6, offrirait des transports de matériels vers la Lune à partir de 2023. Les Européens pourraient ainsi participer logistiquement aux missions lunaires.

Et il a redit qu'il voulait convaincre les pays européens de développer un programme de fusées habitées, visant une décision à la réunion ministérielle de l'ESA en 2022.

"Je voudrais qu'à la prochaine réunion, nous commencions à travailler sur les vols habités", a déclaré Stéphane Israël.

"Imaginez l'excitation de voir un jour, bientôt, Ariane 6 sur son pas de lancement, à quelques minutes du décollage, avec le chef de mission qui annonce: Bon voyage Ariane 6, bon voyage l'Europe, allumons cette bougie et allons sur la Lune", a dit Thomas Pesquet à la fin de son message.

C.M. avec AFP