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Sept millions de décès liés à la pollution de l'air en 2012, annonce l'OMS

Paris en mars 2014 lors des pics de pollution.

Paris en mars 2014 lors des pics de pollution. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Sept millions de décès prématurés enregistrés en 2012 dans le monde étaient liés à la pollution de l'air, selon une étude publiée mardi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Particules fines ou gaz à effet de serre, on sait que la pollution est la cause de nombreuses maladies. Elle est aussi la cause de trop nombreux décès, selon l'OMS qui publie une étude ce mardi. Pour l'Organisation Mondiale de la Santé, la pollution est la cause principale de près de 7 millions de décès dans le monde. "Ces chiffres représentent plus du double des estimations précédentes et confirment que la pollution de l'air est désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde", écrit l'OMS.

"Rendre l'air plus propre"

Les données recueillies par l'agence onusienne mettent en évidence l'existence d'un lien entre pollution de l'air et maladies cardio-vasculaires, cancers et maladies respiratoires. "Les données factuelles indiquent la nécessité d'une action concertée pour rendre l'air que nous respirons plus propre", commente le Dr Maria Neira, qui dirige le département des déterminants sociaux et environnementaux de l'OMS. "Les risques dus à la pollution de l'air sont désormais plus importants qu'on ne le pensait, en particulier en ce qui concerne les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux", ajoute-t-elle.

"Les pauvres paient un lourd tribut"

Au niveau régional, les pays à revenu faible ou intermédiaire du Sud-Est asiatique et du Pacifique occidental sont ceux qui ont supporté en 2012 la charge la plus lourde liée à la pollution de l'air: 3,3 millions de décès prématurés liés à la pollution intérieure et 2,6 millions de décès prématurés liés à la pollution extérieure. "Les femmes et les enfants pauvres paient un lourd tribut à la pollution de l'air intérieur, car ils passent plus de temps à la maison à respirer les fumées et la suie que dégagent les fourneaux à bois ou à charbon mal ventilés", relève le Dr Flavia Bustreo, spécialiste des questions de santé familiale.

En octobre dernier, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend l'OMS, a recommandé que la pollution de l'air, causée notamment par les transports, la production d'électricité et les émissions industrielles et agricoles, soit déclarée cancérigène.

La rédaction