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La Nasa de retour sur la Lune en 2024, mais en manque d'argent

Le nom de cette nouvelle mission américaine vers la Lune est "Artémis", qui est dans la mythologie grecque la soeur d'Apollon. "Apollo", était le nom du premier programme américain d'alunissage, de 1969 à 1972.

La mission spatiale américaine vers la Lune en 2024 s'appelle dorénavant "Artémis" (sans accent en anglais), du nom de la soeur jumelle d'Apollon et déesse de la Lune dans la mythologie grecque. C'est l'administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine, qui a annoncé le nouveau nom lundi soir, lors d'une conférence téléphonique avec la presse.

Pour rappel, Apollon, dieu des arts et de la lumière, est "Apollo" en anglais, le nom du programme qui a envoyé douze astronautes américains sur la Lune de 1969 à 1972.

Dans le même, temps, Jim Bridenstine a parlé de la rallonge budgétaire de 1,6 milliard de dollars dont la Nasa estime avoir besoin pour la prochaine année budgétaire, afin de financer la fusée et les véhicules spatiaux nécessaires aux astronautes pour remarcher sur la Lune.

En mars, le gouvernement de Donald Trump a annoncé que le retour d'astronautes américains sur la Lune, dont la première femme, aurait lieu d'ici 2024 et non 2028, comme auparavant prévu.

Un budget demandé au Congrès

Le budget annuel total de la Nasa est actuellement d'environ 21,5 milliards de dollars, dont environ 4,5 milliards consacrés dans l'année budgétaire 2019 (qui se termine en septembre) à la méga-fusée SLS, au véhicule Orion et au développement de la future station en orbite lunaire. Ces trois éléments sont indispensables au retour américain sur la Lune.

"Cet investissement supplémentaire est une avance sur l'effort massif de la Nasa pour faire atterrir des humains sur la Lune d'ici 2024", a dit Jim Bridenstine.

Alors que le chiffre de huit milliards supplémentaires par an était évoqué, il a répondu que ce montant était "bien au-dessus de ce qui était envisagé au sein de l'agence". Combien coûtera la mission au total? "J'aimerais beaucoup pouvoir vous répondre", a répondu le patron de l'agence spatiale, qui doit désormais convaincre le Congrès de signer le chèque demandé.

Salomé Vincendon avec AFP