BFMTV

Coronavirus: les futurs spationautes de l'ISS en quarantaine précoce

L'ISS photographié par la NASA, mars 2020

L'ISS photographié par la NASA, mars 2020 - Handout / NASA / AFP

La prochaine mission spatiale doit décoller le 9 avril depuis le Kazakhstan avec à son bord deux cosmonautes russes et un astronaute américain.

Les spationautes se préparant à partir vers la Station spatiale internationale (ISS) ont été confinés à cause du nouveau coronavirus au sein de leur centre d'entraînement près de Moscou, a annoncé jeudi ce dernier, la Cité des Etoiles.

Le prochain vaisseau à destination de l'ISS doit décoller le 9 avril du cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan. Il emportera les cosmonautes russes Ivan Vagner et Anatoli Ivanichine ainsi que l'astronaute américain Chris Cassidy. 

Pavel Vlassov, le directeur du centre d'entraînement des cosmonautes de la Cité des Étoiles où les trois hommes s'entraînent avant leur départ, a déclaré que la "quarantaine des équipages a(vait) commencé plus tôt que prévu" pour les intéressés et leurs trois doublures. Les cosmonautes passent généralement deux semaines en quarantaine avant leur vol et donnent leur conférence de presse finale à Baïkonour d'une pièce isolée des journalistes. 

Confinement total

Selon Pavel Vlassov, cette procédure a été avancée en raison du coronavirus, qui a officiellement touché 28 personnes jusqu'à présent en Russie.

"Les équipages ne font aucun voyage en dehors (du centre), même les visites traditionnelles comme celle des murs du Kremlin ou la maison de Sergueï Korolev", le fondateur du programme spatial soviétique, a ajouté le directeur du centre, cité sur le site internet de la Cité des Etoiles.

Le premier homme dans l'espace, Youri Gagarine, est enterré au pied du Kremlin et la visite de sa tombe, tout comme une multitude d'autres petits rituels, sont toujours suivis à la lettre avant chaque départ vers l'ISS.

La Russie est depuis 2011 le seul pays à envoyer des spationautes sur l'ISS, un rare exemple de coopération internationale n'ayant pas été mise à l'arrêt par les tensions de ces dernières années entre la Russie et les pays occidentaux.

L.A. avec AFP