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Virus: selon Véran, il y a "des bonnes raisons d'espérer" que le vaccin empêche aussi la transmission

Olivier Véran lors de la conférence de presse du 14 janvier 2021.

Olivier Véran lors de la conférence de presse du 14 janvier 2021. - BFMTV

Le ministre de la Santé participait ce jeudi à la conférence de presse hebdomadaire sur la situation sanitaire.

Il y a "des bonnes raisons d'espérer" que les vaccins contre le Covid-19 disponibles empêchent non seulement de développer la maladie mais aussi de transmettre le virus, a assuré jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran.

"Les premières observations dans certains pays dans lesquels il y a eu un certain nombre de personnes déjà vaccinées tendent à montrer - les scientifiques de ces pays aussi le disent - qu'il y aurait moins de transmission du virus" que dans le reste de la population, a-t-il indiqué au cours d'une conférence de presse de plusieurs ministres.

"On met des guillemets tant que tout n'est pas écrit dans le marbre de la science, mais on a des bonnes raisons d'espérer", a ajouté Olivier Véran.

Les vaccins contre le Covid-19 développés par Pfizer/BioNTech et Moderna ont été autorisés sur la base de leur efficacité pour empêcher de développer les symptômes de la maladie.

Il y a en revanche encore une incertitude sur le fait que les personnes vaccinées puissent être porteuses du virus de façon asymptomatique et le transmettre.

C'est notamment pour cette raison que la Haute autorité de santé (HAS) a recommandé de vacciner en priorité les personnes ayant le plus grand bénéfice individuel à se faire vacciner (celles qui ont le plus de risque de développer une forme grave du Covid-19).

Une protection espérée contre l'infection

"Par ailleurs, des données publiées dans le cas du vaccin Moderna, mais dont le mécanisme est le même que celui de Pfizer, tendent à montrer qu'effectivement il y aurait une réduction des contaminations", a également rappelé Olivier Véran, en référence aux données rendues publiques mi-décembre par la biotech américaine.

Au-delà du niveau de protection contre la maladie, "la deuxième chose très intéressante est la protection contre l'infection" elle-même, qui serait de l'ordre de 60% à 65%, et pourrait être plus élevée après la deuxième dose, avait commenté Moncef Slaoui, chef scientifique de l'opération Warp Speed du gouvernement Trump.

C.M. avec AFP