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"Nous sommes derrière eux et à leurs côtés": Emmanuel Macron affiche son soutien aux soignants

En déplacement ce vendredi au pôle clinique des troubles du spectre autistique à Saint-Egrève en Isère, le chef de l'Etat en a profité pour adresser un message aux soignants du pays, confrontés à la troisième vague de Covid-19.

Emmanuel Macron a tenu à adresser un message vendredi "de remerciements et d'accompagnement" aux soignants. Une adresse faite deux jours après que le président a demandé à ces derniers un "effort supplementaire", une déclaration qui a a déplu auprès du personnel médical, à bout depuis plus d'un an à lutter contre l'épidémie de Covid-19.

"Nous sommes derrière eux (les soignants, NDLR) et à leurs côtés dans cette période", a ajouté le chef de l'Etat.

L'"immense chantier" de la prise en charge de l'autisme

En déplacement ce vendredi au pôle clinique des troubles du spectre autistique à Saint-Egrève en Isère, le président de la République a évoqué la prise en charge de l'autisme, un "immense chantier sur lequel la France a pris du retard".

"Le premier combat à mes yeux est celui du repérage", a-t-il souligné, après avoir rencontré des parents qui plébiscitent ce centre gratuit et polyvalent où leur enfant est suivi trois demi-journées par semaine pendant deux ans.

"Notre pays a besoin d'une stratégie sur la santé mentale', a-t-il déclaré à l'occasion de la journée mondiale pour l'autisme, promettant en outre de relancer le "plan psychiatrie" qu'il avait évoqué avant l'épidémie, avec comme priorité de redonner de l'attractivité à la profession.

Doté de près de 400 millions d'euros, le 4e plan autisme (2018-2022) comprend quatre objectifs: agir plus précocement auprès des enfants, diversifier les modalités de scolarisation, soutenir l'approche scientifique et renforcer l'accompagnement des adultes. La France compte près de 700.000 personnes autistes et on estime que près d'un enfant sur cent naît avec un trouble du spectre autistique.

Interrogé sur les revendications de quelques dizaines de soignants qui manifestaient à l'entrée de l'hôpital contre le manque de moyens - 78 lits fermés à Saint-Egrève depuis 2017 - il a par ailleurs défendu le Ségur de la Santé, lancé l'an passé à la suite de la première vague du coronavirus.

"Pour ce qui est de l'hôpital et, plus largement, de notre système de santé, j'avais pris des décisions et annoncé une stratégie et je crois que l'épidémie a montré que cette stratégie était juste mais qu'elle n'était pas assez rapide et les investissements pas assez massifs", a reconnu le chef de l'Etat, défendant un plan "sans précédent de huit milliards chaque année sur cinq ans".
Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV