BFMTV

Maladie de Kawasaki: les admissions en hausse de 500% dans un hôpital parisien en avril

L'agent du Covid-19 serait un facteur dans l'apparition de la maladie de Kawasaki chez les enfants. C'est ce qu'affirme une étude menée par l'hôpital Robert Debré à Paris et publiée ce lundi.

Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, le service de pédiatrie générale de l'hôpital Robert Debré à Paris a constaté un pic des admissions pour des cas de maladie de Kawasaki, et de nombreux cas de syndromes similaires ont été signalés dans le pays. D'après une étude réalisée par le service de pédiatrie générale de cet hôpital parisien et publiée ce lundi, le nombre d'admissions pour cette maladie qui touche les enfants a augmenté de 497%, selon les chiffres rapportés ce mardi par Franceinfo.

Depuis 2005, au total, près de 230 patients ont été pris en charge dans cet hôpital en particulier pour des cas de maladie de Kawasaki. Dont une large proportion en plein coronavirus. Pour le professeur Albert Faye, il y a bien une corrélation entre les deux maladies.

"Clairement, le Sars-Cov-2, l'agent du Covid-19, était le seul qui circulait à ce moment-là ", indique-t-il à nos confrères.

La maladie de Kawasaki est une pathologie infantile rare qui concerne principalement les enfants de moins de 5 ans. Les symptômes impliquent "une fièvre, une inflammation au niveau du sang, une éruption spécifique, une forte fatigue et des œdèmes au niveau des extrémités", indique le médecin à Franceinfo.

L'épidémie de coronavirus fragilise l'organisme des jeunes patients et les rend plus vulnérables. Les symptômes y sont également intensifiés, notamment par des douleurs abdominales et une atteinte au niveau digestif.

Toutefois, ces cas plus extrêmes de la maladie de Kawasaki restent beaucoup plus rares, tempère Albert Faye. Il rappelle également que les patients peuvent être soignés de manière efficace s'ils sont diagnotiqués rapidement. Les signes avant-coureurs étant une fièvre prolongée de 4 ou 5 jours, une éruption cutanée ou des troubles digestifs.

Corentin Nicolas