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L'Académie de Médecine recommande le port du masque partout où il est interdit de fumer

Obligation de porter un masque dans les "lieux publics clos" à partir du 1er août

Obligation de porter un masque dans les "lieux publics clos" à partir du 1er août - CRISTINA QUICLER © 2019 AFP

Dans un communiqué, l'Académie a précisé une liste de lieux qui, selon elle, devraient être concernés par le port obligatoire d'un masque.

Lors de son interview télévisée du 14-Juillet dernier, Emmanuel Macron a annoncé que le port du masque serait obligatoire dans les lieux clos à partir du 1er août prochain. Deux jours plus tard, devant les sénateurs, le nouveau Premier ministre Jean Castex a avancé cette mesure à "la semaine prochaine."

"Nous envisagions l’entrée en vigueur de ces dispositions le 1er août. J’ai entendu et compris que cette échéance apparaissait tardive, le décret entrera donc en vigueur la semaine prochaine", a assuré le nouvel homme fort de Matignon.

Quels lieux concernés?

L'Académie Nationale de Médecine s'est emparée du sujet et a fait part de ses recommandations quant au port du masque dans un communiqué diffusé le 15 juillet. Dans un premier temps, elle rappelle "l'importance du masque dans le cadre des mesures barrières" afin d'empêcher la propagation du Covid-19 sur le territoire français.

De fait, "en accord avec la décision gouvernementale d’étendre l’obligation du port du masque dans les lieux fermés", l'Académie a émis trois propositions. Parmi elles, l'obligation du port du masque dans les lieux clos et couverts accueillant du public tels que définis dans le texte réglementaire sur la prévention du tabagisme passif. A l'heure actuelle, il n'existe pas de définition claire d'un "lieu public clos" et certaines professions restaient dans le flou.

Parmi les lieux concernés, figureraient ainsi les commerces, mais aussi les restaurants et hôtels. De manière plus générale, le décret n°2006-1386 du 15 novembre 2006 interdisait, à partir du 1er février 2007, le tabac "dans les lieux affectés à un usage collectif."

Élément nouveau, il est également ici recommandé le port de cette protection dans les milieux de travail "où la distanciation physique peut difficilement être respectée."

"Vives inquiétudes"

En outre, l'Académie de Médecine souligne que cette obligation doit être accompagnée d'une "vaste campagne d'information" visant à rappeler l'importance du masque qui "n'a pas de caractère facultatif."

Comme troisième proposition, il est conseillé de maintenir le port obligatoire du masque dans les transports en commun terrestres et aériens, comme cela est le cas depuis le début de l'épidémie en France, et depuis la fin du confinement.

Dans ce communiqué, il est rappelé que le masque est une condition sine qua non pour "envisager l'indispensable reprise de la vie sociale et économique" dans le pays. De plus, l'Académie évoque des "vives inquiétudes" après "une remontée du taux de reproduction R0 au-dessus de la valeur 1, notamment dans le département de la Mayenne où le seuil d’alerte a été dépassé."

En guise de conclusion, le communiqué appelle les Français à ne pas se relâcher et à poursuivre l'emploi des gestes barrières, en particulier alors en cette période estivale et de vacances.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV