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INFOGRAPHIES. Cas, hospitalisations... Comment évolue l'épidémie de Covid-19 dans votre département

Epidémie de covid-19 : le point dans chaque département

Epidémie de covid-19 : le point dans chaque département - BFMTV

Quatre mois après le début de la deuxième vague, le Covid-19 circule toujours activement en France. BFMTV fait le point sur l'épidémie, département par département.

Un couvre-feu national, de 18h à 6h: c'est la solution privilégiée par le gouvernement depuis le 16 janvier pour contrer la circulation du Covid-19. Depuis le début du mois de janvier, la mesure était déjà appliquée dans 25 départements situés dans l'Est du pays.

Lors d'une conférence de presse organisée le 28 janvier, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait le point sur la situation sanitaire dans le pays.

"On est presque aujourd'hui au niveau des réanimations du mois d'octobre. La grande différence aujourd'hui est que la dynamique n'est pas exponentielle c'est vrai, mais à nouveau le nombre de réanimations augmente, c'est factuel."

Qu'en est-il exactement? En se basant sur 5 des principaux indicateurs diffusés par Santé publique France, BFMTV fait le point sur la situation sanitaire en France. Les données figurant dans cet article ont été mises à jour le vendredi 5 février 2021. Si les infographies ne s'affichent pas correctement sur votre navigateur, cliquez ici.

• Le taux d'incidence: 50 départements au dessus de 200

L'un des principaux indicateurs sanitaires est le taux d'incidence. Pour rappel, ce critère correspond au nombre de nouveaux cas de coronavirus officiellement comptabilisés sur les 7 derniers jours, département par département. Afin de les comparer équitablement, on rapporte ce chiffre à 100.000 habitants.

Si la carte ne s'affiche pas correctement sur votre navigateur, cliquez ici.

Bien qu'il ne s'agisse pas forcément du critère le plus fiable, comme nous l'expliquions dans ce précédent article, la récente évolution de ce taux inquiète fortement les autorités nationales et internationales.

Pour consulter l'évolution de ce taux dans votre département, sélectionnez-le dans le menu déroulant de l'infographie ci-dessous. Si l'infographie ne s'affiche pas correctement sur votre navigateur, cliquez ici.

• Le nombre de cas positifs: en légère hausse

C'est l'autre indicateur qui fait le plus réagir ces dernières semaines: le nombre de cas positifs au coronavirus. Depuis une dizaine de jours, on détecte en moyenne 20.000 cas par jour - un seuil jamais atteint depuis la mi-novembre.

Ces chiffres sont difficiles à comparer avec la première vague car le nombre de tests a considérablement augmenté entre-temps. Mi-juin, seulement 215.000 dépistages étaient menés par semaine. Désormais, les laboratoires peuvent réaliser jusqu'à deux millions de tests hebdomadaires. Plus on teste, plus le nombre de cas positifs augmente.

Il n'empêche qu'en France, le nombre de cas positifs reste haut, comme le montre notre infographie. Pour consulter l'évolution dans votre département, sélectionnez-le dans le menu déroulant de l'infographie ci-dessous. Si l'infographie ne s'affiche pas correctement sur votre navigateur, cliquez ici.

• Le nombre de cas graves: toujours élevé

Il s'agit de l'indicateur le plus important et le moins biaisé: le nombre de cas graves - hospitalisations, admissions en réanimation, décès - est de plus en plus élevé, même si les indicateurs sont moins inquiétants qu'au début du mois de novembre.

Ces derniers jours, on enregistre un peu plus de 1600 nouvelles hospitalisations par jour en France, un niveau inférieur au pic de la seconde vague (2800 début novembre) et à celui du printemps (3500 début avril).

Pour consulter l'évolution dans votre département, sélectionnez-le dans le menu déroulant de l'infographie ci-dessous. Si l'infographie ne s'affiche pas correctement sur votre navigateur, cliquez ici.

Au niveau des admissions en soins intensifs, la situation est similaire. Depuis une semaine, environ 260 patients sont admis en réanimation quotidiennement. Un chiffre certes en hausse mais bien bien plus faible que le record du printemps (690 début avril) ou celui de la deuxième vague (440 début novembre).

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Le nombre de personnes mourant du Covid-19 à l'hôpital est lui aussi en légère hausse depuis le début du mois. Sur la dernière semaine, environ 320 personnes sont mortes chaque jour à l'hôpital. Un chiffre qui reste inférieur aux pics de novembre (environ 410 décès quotidien) et d'avril 2020 (près de 530 décès par jour).

Il faut préciser que le nombre de morts communiqué par Santé Publique France ne prend pas en compte les personnes décédées en Ehpad, qui représentent pourtant près d'un tiers des victimes du Covid-19.

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La deuxième vague dure plus longtemps que la première

On sait qu'il existe souvent un décalage entre la hausse du nombre de nouveaux cas et celle des cas graves, ces derniers résultant souvent d'une contamination datant d'au moins 15 jours. En mars, le directeur général de la Santé expliquait le processus classique de l'admission en soins intensifs:

Vous avez été contaminés (...), vous avez à peu près une semaine d’incubation. Vous commencez alors à être malade, vous êtes éventuellement moins bien, et c’est à partir de ce moment que vous allez vous adresser à l’hôpital (...). Donc 15 jours après cette contamination, on observe notamment le passage en réanimation.
Louis Tanca Journaliste BFMTV