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Hydroxychloroquine: l'équipe de Didier Raoult répond aux propos d'Emmanuel Macron

Un proche collaborateur du professeur Raoult estime que l'efficacité du traitement est prouvée "in vitro" et "sur des données cliniques."

La hache de guerre est-elle déterrée encore Emmanuel Macron et Didier Raoult? Dans son interview donnée le 14 juillet, le président de la République avait assuré qu'en cas de contamination au coronavirus, il ne souhaiterait pas se suivre un traitement à base d'hydroxychloroquine. "Aujourd'hui, on n'a pas prouvé que c'était le bon traitement", avait-il estimé.

"On va continuer à faire ce qu’on a toujours fait"

Deux jours plus tard, l'IHU Méditerranée Infection, par l'intermédiaire d'un proche collaborateur du professeur Raoult, qui défend l'utilisation de cet antipaludéen depuis le début de la pandémie, a tenu à répondre à Emmanuel Macron. "Ce n’est pas à moi de juger, de commenter cela", a tout d'abord estimé ce dernier avant de décrire les travaux actuellement en cours dans le centre marseillais.

"Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous, on va continuer à faire ce qu’on a toujours fait. L’idée de l’IHU, c’est de proposer une offre de soins qui contient une stratégie globale", a-t-il expliqué.

En guise de conclusion, ce professeur assure qu'un traitement à base d'hydroxychloroquine est, selon eux, un bon moyen de soigner le coronavirus.

"Dans cette stratégie, il y a la proposition d’un dépistage précoce, d’un traitement précoce dont on pense qu’il est efficace sur le virus. C’est basé sur des données in vitro, c’est-à-dire dans le tube, et sur des données cliniques avec des études qui confirment son efficacité dans notre centre sur 3700 patients, et deux études américaines récemment publiées", conclut-il.

Cas importés

Des propos d'autant plus d'actualité que dans la région marseillaise, les médecins s'inquiètaient ces derniers jours de la hausse des cas de Covid-19 ainsi que des hospitalisations. Depuis le début de la semaine, plusieurs dizaines de personnes se sont ainsi ruées à l'IHU afin d'y subir un test de dépistage.

Ce mercredi, 280 personnes se sont présentées, pour un total de 25 à 30 patients contaminés, contre seulement 2 à 3 au début du mois.

Pour autant, ces cas seraient importés par des voyageurs revenus de l'étranger et l'IHU appelle à la vigilance, et au respect des gestes barrières.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV