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Hôpital public: des milliers de manifestants à Paris

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Plusieurs milliers de personnes ont protesté ce vendredi à Paris contre le manque de moyen et les conditions de travail dans l'hôpital public.

Malgré les différents "plans d'urgence" annoncés par la Ministre de la santé, le personnel hospitalier était une nouvelle fois dans la rue ce vendredi après-midi à Paris.

Blouses blanches sur le dos et ballons en forme de coeur à la main, quelques milliers de soignants ont manifesté, dans le cadre d'une journée d'action nationale à l'appel de tous les syndicats et collectifs hospitaliers pour défendre l'hôpital public.

Rassemblés dans une ambiance festive devant l'hôpital Necker (XVe arrondissement), le cortège s'est élancé vers 14H30 en direction de celui de la Pitié Salpêtrière (XIIIe), a constaté un journaliste de l'AFP.

Derrière la banderole de tête proclamant "Ensemble pour défendre notre hôpital, notre système de santé et d'action sociale", une nuée de ballons rouges, roses et blancs rappelle que cette mobilisation le jour de la Saint-Valentin se voulait aussi une "déclaration d'amour" à l'hôpital public.

Dans la foule, certains se sont peint un coeur sur le visage quand d'autres ont inscrit sur leurs blouses "en colère", voire "chef de service désespérée".

Des revendications qui persistent

La dégradation des conditions de travail revient dans tous les témoignages. "Il y a des problèmes de sous-effectif, c'est la course quotidienne", explique Florian, 55 ans, aide-soignant à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP)

"Ça se dégrade depuis que j'ai commencé, ça impacte la qualité des soins, forcément", ajoute-t-il, réclamant "une vraie revalorisation des salaires, au moins 300 euros par mois".

Isabelle, infirmière également à l'AP-HP depuis dix ans lâche: "On doit faire toujours plus avec moins de moyens. On en a ras-le-bol". "Il serait temps que le gouvernement nous entende", même si ce mouvement social n'a "aucun pouvoir de nuisance", estime-t-elle.

Des mesures jugées insuffisantes

Partie d'une grève des services d'urgences parisiens au printemps 2019, la mobilisation s'est rapidement étendue à toute la France et à l'ensemble du secteur hospitalier, obligeant le gouvernement à présenter un "plan d'urgence" en novembre.

Mais les mesures annoncées - rallonge budgétaire, nouvelles primes, reprise de dette - n'ont pas satisfait les syndicats et collectifs de soignants, qui demandent toujours des hausses de salaires et d'effectifs.

L.A. avec AFP