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En France, le variant Delta représente désormais "20% des nouveaux diagnostics"

Les terrasses des restaurants et des cafés de la rue de Buci à Paris le 2 juin 2020

Les terrasses des restaurants et des cafés de la rue de Buci à Paris le 2 juin 2020 - BERTRAND GUAY © 2019 AFP

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, était l'invité de France Info ce mardi matin. Il a fait la lumière sur la progression du variant Delta dans l'Hexagone.

Le virus a (notamment) ceci d'exaspérant qu'il introduit régulièrement une inconnue dans la donne au moment où on croit la maîtriser. Et par inconnue, on entend un nouveau variant. Depuis quelques semaines, le variant Delta prend ainsi le pas non seulement sur la souche originelle mais surtout sur les déclinaisons du Covid qui l'avaient elles-mêmes remplacée, comme le variant Alpha. Ce mardi matin sur France Info, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait le point sur la circulation du variant Delta au sein de la population française.

"C'est 20% des nouveaux diagnostics que nous réalisons. Il y a une baisse du nombre de cas mais la part du variant augmente, il devient dominant car il est plus contagieux", a-t-il détaillé.

Une accélération que le gouvernement surveille comme le lait sur le feu, vu son passif international: "23.000 cas ont été diagnostiqués hier au Royaume-Uni alors qu'ils étaient tombés à quelques mille cas. Il y a des vagues en Russie, ça appelle à l’humilité", a ajouté le ministre de la Santé.

Pour autant, Olivier Véran ne s'est pas montré alarmiste outre mesure. "Le taux d’incidence continue de baisser chez nous, il est jusqu’à 30 fois moins ce qu’on avait pu atteindre dans certains départements, mais ça veut dire qu’on doit rester vigilant", a-t-il lancé.

Le ministre s'est également montré rassurant quant à la situation dans les Landes, où la présence de Delta s'était fait sentir mais où il semble faiblir: "Le taux d’incidence a baissé de 10% en quelques jours dans les Landes. Il faut rester très actif dès qu’on soupçonne un départ épidémique".

"Tous vaccinés, c'est zéro impact social"

Mais Olivier Véran attend d'en savoir plus, et observe le front britannique où le variant Delta souffle avec virulence.

"On attend d’avoir les données anglaises où la vaccination a été importante. Si nous sommes tous vaccinés, ça ne veut pas dire zéro circulation du virus mais zéro impact sanitaire donc zéro impact social", a-t-il promis.

En effet, la part grandissante de personnes vaccinées dans les patients rattrapés par Delta est de plus en plus remarquée. Elle est pourtant logique dans la mesure où la couverture vaccinale progresse. L'enjeu est donc de voir la protection qu'elle offre contre les formes graves.

Et Olivier Véran est optimiste. Il avertit cependant: "Les plus âgés d’entre nous risquent des formes graves malgré le vaccin, même si c’est beaucoup plus rare. Mais quand on a 90-95 ans, le système immunitaire réagit moins bien."

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV