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Covid-19: une famille contaminée par le variant britannique raconte la "violence" de ses symptômes

Ils étaient six adultes à table pour le repas de Noël et ont été contaminés par le variant britannique du Covid-19. Cette famille francilienne décrit des symptômes "vraiment atroces".

Nous sommes le 25 décembre, il est midi. Audrey se rend chez sa famille pour le traditionnel déjeuner de Noël. À table, six adultes et trois enfants, conformément aux recommandations du gouvernement. "On n'avait pas le masque mais on n'était pas collés, on gardait nos distances", raconte-t-elle au micro de BFMTV.

Deux jours plus tard, quasiment toutes les personnes présentes au repas, dont les enfants, présentent des symptômes de la maladie qu'ils décrivent comme virulents.

"Pour moi, ça a été très violent. J'ai eu énormément de fièvre, jusqu'à 39,7°C. Les maux de tête atroces, les courbatures vraiment atroces", détaille Audrey.

Enquête de l'ARS

Les adultes décident alors de se faire tester et se révèlent tous positifs au Covid-19. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Deux semaines après le repas contaminateur, Audrey reçoit un appel de l'Agence régionale de santé (ARS) qui lui annonce que le variant anglais a été détecté chez un cas contact.

"Ils m'ont dit qu'ils avaient retrouvé le variant et 'fortement'. Ça voudrait dire qu'il est là depuis même avant Noël en fait", en déduit-elle.

En effet, la contamination interroge puisque ni la famille ni leur cas contact ne s'est rendu au Royaume-Uni dernièrement. L'ARS continue d'enquêter afin d'identifier le patient 0.

Une première détection à Tours

Ce variant - réputé plus contagieux - représente environ 1% des tests positifs au Covid-19 en France, selon les résultats préliminaires d'une enquête menée sur deux jours la semaine passée.

Même s'il ne paraît pas intrinsèquement plus dangereux, il risque de poser un problème majeur: davantage de personnes contaminées, c'est davantage de malades qui finissent à l'hôpital, avec un risque accru que le système soit submergé.

Signalé pour la première fois à l'Organisation mondiale de la Santé le 14 décembre, il a depuis été retrouvé dans 50 pays, territoires et zones, a indiqué ce mercredi l'agence de l'ONU. En France pour l'heure, les autorités sanitaires l'ont détecté pour la première fois cette mutation à Tours en décembre dernier. Depuis, elle semble se diffuser sur l'ensemble du territoire français, en particulier à Bagneux et à Marseille, où des clusters ont été détectés.

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV