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Covid-19: premier transfert d'un patient des Hauts-de-France vers l'Allemagne

Un transfert de patient assuré avec le soutien de l'armée.

Un transfert de patient assuré avec le soutien de l'armée. - AFP

Jeudi et vendredi, plusieurs hôpitaux de la région Grand-Est avaient de la même façon procédé à des transferts vers l'Allemagne de patients atteints du Covid-19 pour "anticiper tout risque de saturation".

Un patient souffrant du Covid a été transféré ce dimanche des Hauts-de-France vers un hôpital allemand, une première pour cette région, quelques jours après les premiers transferts vers l'étranger de cette deuxième vague de l'épidémie, entre le Grand-Est et l'Allemagne, a annoncé l'Agence régionale de Santé.

Ce patient, hospitalisé en réanimation à l'hôpital de Valenciennes, dans le Nord, a été transféré dimanche matin par hélicoptère vers l'hôpital de Münster, dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, a indiqué l'ARS des Hauts-de-France dans un communiqué, précisant qu'il s'agissait de la "première évacuation sanitaire dans la région Hauts-de-France".

Vers d'autres transferts dans les prochains jours

"D'autres transferts des Hauts-de-France vers l'Allemagne pourraient être effectués dans les prochains jours", afin d'éviter que les services de réanimation des hôpitaux de la région, qui connaissent des "tensions majeures", notamment en termes de ressources humaines, n'arrivent à saturation, selon l'ARS.

Jeudi et vendredi, plusieurs hôpitaux de la région Grand-Est avaient de la même façon procédé à des transferts vers l'Allemagne de patients atteints du Covid-19 pour "anticiper tout risque de saturation". Des patients mosellans avaient été transférés vers des hôpitaux du Land de Sarre, frontalier de la Moselle.

Des risques de saturation des services de réanimation

Ce premier transfert depuis les Hauts-de-France, une région confrontée à une "circulation très active du virus", intervient alors que les services de réanimation ne sont pas encore totalement saturés mais que les prévisions d'évolution du nombre de patients en réanimation dans la région "restent inquiétantes", constate l'ARS.

En tenant compte des effets du confinement, ces prévisions "établissent un besoin de prise en charge de plus de 600 patients Covid-19 réanimatoires mi-novembre - au-delà du pic atteint lors de la première vague avec 511 patients Covid le 5 avril".

Le nombre de lits de réanimation a déjà augmenté de plus de 60% dans la région, passant de 460 à 747. Il devrait dépasser 800 dans les prochains jours.

Ces transferts sont réalisés avec l'accord des familles des patients, qui bénéficieront si besoin "d'un soutien en termes de transport sur site, d'hébergement ou de traduction", souligne le communiqué de l'ARS.

Au cours de la première vague de l'épidémie, au printemps, 330 patients du Grand-Est, l'une des régions les plus touchées par la maladie, avaient été transférés dans d'autres régions françaises et à l'étranger, par avion militaire, hélicoptère ou TGV médicalisé notamment.

Cy.C avec AFP