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Covid-19: "faible adhésion" des élèves à la vaccination dans les établissements scolaires

Un soignant préparant un vaccin pour une collégienne à Privas en Ardèche, le 6 septembre 2021

Un soignant préparant un vaccin pour une collégienne à Privas en Ardèche, le 6 septembre 2021 - PHILIPPE DESMAZES

Toutefois, cela "ne veut pas dire qu'il y a un rejet de la vaccination de la part des élèves car on constate que 68% des 12-17 ans ont reçu une première dose de vaccin", explique la SNPDEN.

Les élèves ne sont "pas au rendez-vous" de la vaccination dans les collèges et les lycées, assure mercredi le premier syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN). Il affirme que seulement "2% à 8%" des élèves ont reçu une première dose dans l'enceinte des établissements scolaires.

"Cela ne fonctionne pas autant qu'on l'aurait souhaité: le taux d'adhésion des élèves à la vaccination au sein des établissements scolaires est de 2% et 5% dans les académies de métropole et plutôt 8% sur les DOM-TOM", a expliqué lors d'une conférence de presse de rentrée Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN.

Mais "ça ne veut pas dire qu'il y a un rejet de la vaccination de la part des élèves car on constate que 68% des 12-17 ans ont reçu une première dose de vaccin", précise-t-il. Les élèves se sont en fait déjà faits vacciner à la rentrée, ou le font hors des établissements scolaires.

"68% des 12-17 ans ont reçu une première dose de vaccin"

"C'est très disparate selon les régions car on sait que dans les Landes le taux de 12-17 ans ayant eu une dose monte à 98% quand il n'est que de 53% en Seine-Saint-Denis", donne-t-il en exemple.

Le secrétaire général ajoute en revanche que "c'est inquiétant de voir que dans des zones où il y a un public défavorisé, les chiffres n'évoluent pas autant que l'on souhaiterait, donc il y a un effort à faire particulièrement sur cette population mais certainement en dehors des établissements scolaires, qui n'arrivent pas à influencer positivement ces chiffres", suggère-t-il.

"On a vu passer trois opérations, celles des tests antigéniques en décembre dernier, des autotests en mai et celle de la vaccination aujourd'hui et la conclusion que l'on en tire c'est que les familles ne reconnaissent pas en l'école une compétence médicale, c'était prévisible, chacun son domaine de compétence", lance ce proviseur de la cité scolaire Berlioz à Vincennes. Selon lui, "les familles et les élèves ne sont pas au rendez-vous car ils ont préféré s'appuyer sur des centres existants dont c'est le métier".

"Même sans nous les taux augmentent de façon considérable"

Interrogé sur la pérennité de ces espaces de vaccination au sein des établissements après les vacances de la Toussaint, Bruno Bobkiewicz a estimé qu'il "va falloir évaluer le nombre de familles volontaires et s'il reste aussi bas il faudra abandonner". "Même sans nous les taux augmentent de façon considérable de toute façon", a-t-il souligné.

Le SNPDEN a également évoqué certaines "pressions" de groupes "qui distribuent des tracts aux abords d'établissements scolaires contre la vaccination" ou encore "une infirmière dans un établissement de l'académie de Bordeaux qui a été bousculé par des personnes qui s'opposent à la mise en place de la vaccination dans les établissements", mais cela reste "très marginal", a insisté Bruno Bobkiewicz.

S. V. avec AFP