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Voiture d’occasion : 4 conseils pour bien négocier !

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La négociation d’une voiture d’occasion n’est pas chose aisée : en tant qu’acquéreur, vous avez à cœur de faire une bonne affaire… Mais le vendeur aussi ! Bonne nouvelle : il existe quelques conseils pour préparer au mieux la négociation, afin d’avancer les bons arguments, au bon moment, à bon escient.

Cet article n'a pas été rédigé par les journalistes de BFMTV.com

Pour déterminer avec exactitude la cote argus du véhicule, il faut demander au vendeur sa référence précise. Une fois calculée, cette cote permet de comparer le prix de la voiture avec celui d’autres modèles similaires, en consultant des sites internet de vente de véhicules d’occasion et des sites de vente entre particuliers.

Il est aussi utile de réaliser une simulation de crédit auto en ligne. Il suffit pour cela de renseigner certains critères tels que l’âge de la voiture (occasion de plus ou moins de deux ans), le montant du de crédit souhaité, et le fait d’avoir déjà d’autres crédits en cours ou non, afin d’ajuster au mieux la mensualité. Une bonne évaluation du budget permet de mieux préparer une proposition d’achat, ce qui est utile pour négocier.

L’essai permet de vérifier le kilométrage au compteur, le bruit du véhicule (pas de cliquetis suspect, en roulant ou au freinage), celui du moteur en particulier qui doit être régulier. Il faut aussi prêter attention au boîtier de vitesses (en passant chacune des vitesses), et aussi à la tenue de route (la voiture ne doit tirer d’un côté ni de l’autre). Tout comportement suspect écarté, cet essai est propice pour poser toutes les questions nécessaires au vendeur. Par exemple sur la raison de la vente. S’il souhaite se séparer de son véhicule dans de brefs délais, il sera peut-être plus enclin à négocier.

Pour examiner le véhicule, il est toujours mieux de procéder en pleine journée, pour profiter de la meilleure luminosité. On notera rayures et petites égratignures, bosses et autres dégradations. Si de petits défauts sur la carrosserie ne vous gênent pas pour formuler une proposition d’achat, ils peuvent constituer des arguments de négociation. Car certains de ces défauts, si vous deviez les faire corriger, pourraient vous coûter cher : c’est le cas, notamment, des bosses, à relever « à la main », exercice qui requiert une certaine expertise.

Le premier réflexe doit être de consulter différents sites internet, pour découvrir les défauts possibles sur le modèle que l’on souhaite acquérir. Les retours d’expérience d’internautes peuvent être utiles (même s’il faut parfois les considérer avec recul), pour débusquer les soucis fréquents, les pannes souvent constatées ou les possibles faiblesses techniques du modèle.

Ce document garantit le suivi précis de la maintenance de la voiture. Toutes les réparations majeures doivent être passées au crible et doivent y figurer. Il permet également de confronter ce que l’on a pu lire sur internet avec les réparations déjà effectuées, mais aussi de voir si toutes les préconisations du constructeur ont été suivies. Enfin, vous pourrez en déduire les prochaines pièces à changer, toujours dans le cadre des préconisations du constructeur. Ces informations réunies constituent des arguments de négociation, notamment si vous devez changer une pièce du véhicule sous peu.

Avec toutes les informations réunies, il reste à se fixer un prix plafond à ne pas dépasser. Ce prix peut être déterminé par sa capacité d’emprunt pour un crédit auto : on peut le situer légèrement en-deçà, dans les limites du raisonnable. En effet, le prix fixé doit être réaliste et prendre en compte les prix des véhicules similaires précédemment étudiés.

Ensuite, il est nécessaire de classer les arguments en fonction des observations faites, et de les avancer un par un : par exemple un véhicule peu demandé et donc difficilement revendable peut constituer un argument, de même que quelques bosses à redresser. Important : si l’on procède en ne donnant qu’un argument à la fois, c’est pour mieux observer la réaction du vendeur, jusqu’à trouver celui qui fera mouche. Au moment venu, il est également possible de donner au vendeur le montant maximum, que l’on ne peut pas dépasser. Ce sera peut-être l’argument gagnant, permettant de faire baisser d’autant le montant de votre crédit auto !

Contenu rédigé par Empruntis