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Wauquiez est devenu le grand favori dans la course à la tête des "Républicains"

Laurent Wauquiez, favori pour la présidence de LR.

Laurent Wauquiez, favori pour la présidence de LR. - Boris Horvat - AFP

Après les retraits annoncés de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse, un temps pressentis à la candidature à la présidence du parti, le président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes apparaît en excellente position.

Ce mardi soir, le bureau politique des "Républicains" se réunit dans un double objectif: fixer le sort des personnalités issues de ses rangs et passées depuis à l'exécutif ou à son soutien, et débattre de la date du congrès lors duquel sera désigné le nouveau président du parti. A l'heure qu'il est, le poste semble promis à Laurent Wauquiez. 

Comme l'a noté Marianne, le président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, qui a par ailleurs déjà dirigé son mouvement politique, bénéficie déjà du soutien d'un des cadres des "Républicains", en l'occurrence le député élu dans les Alpes-maritimes, Eric Ciotti. Le site de l'hebdomadaire a aussi observé que Laurent Wauquiez avait déjeuné, au cours des derniers jours, avec Nicolas Sarkozy et François Fillon. 

Les concurrents se découragent

Pourtant la ligne de Laurent Wauquiez, tenant d'une droite dure, est loin de ravir tout le monde au sein de son parti. Mais, faute de combattants, ses détracteurs paraissent en mauvaise posture pour l'empêcher d'accéder au premier rôle de leur famille politique. Le 24 juin dernier, dans les colonnes du JDD, Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France, renonçait à s'aligner sur une course dans laquelle ses partisans le voyaient bien figurer: "Je ne serai pas candidat à l‘élection de novembre." Et il se proposait d'endosser la candidature de Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île de France. Le hic, c'est que l'intéressée vient de décliner dans le même JDD: "J'ai beaucoup consulté. Avec Xavier Bertrand, je partage l'intuition qu'il faut faire vivre cette ligne politique. Mais je ne participerai pas à une guerre des chefs à l'automne, parce qu'elle serait stérile tant que la question de la ligne n'est pas tranchée." 

Si elle n'a pas exclu de tenter sa chance si le scrutin venait à être décalé, elle a aussitôt repoussé cette éventualité: "Ce serait, en effet, logique qu'on se mette d'accord sur une ligne qui nous unit avant de choisir un leader. Mais je ne me fais pas d'illusions. J'ai l'impression que tout le monde a envie de se débarrasser de cette question le plus vite possible."

"Ils vont faire mourir le parti"

Et "tout le monde" ici, c'est au premier chef le secrétaire général des "Républicains", et donc actuel patron du parti, Bernard Accoyer qui attend impatiemment de passer la main, rapporte Le Monde qui a aussi fait le panorama d'autres candidats possibles à la présidence: la membre du bureau politique Laurence Sailliet, les députés Guillaume Larrivé et Daniel Fasquelle. 

Au sein des "Républicains", la perspective d'une élection de Laurent Wauquiez a une tonalité bien amère. Auprès d'Europe 1, le maire de Reims, Arnaud Robinet, a eu des mots aussi durs que désabusés: "On est en train de laisser la voie royale à la ligne dure Wauquiez-Ciotti. Ils vont faire mourir le parti si Wauquiez devient président". Il a même ajouté: "Soit on a un candidat qui défend les valeurs libérales et humanistes et on combat face à Wauquiez, soit, il faudra avoir le courage de créer une nouvelle force politique de droite, libérale et humaniste". 

Robin Verner