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Violences policières: pour Édouard Philippe, "il faut parfois utiliser la force pour ramener l’ordre"

Édouard Philippe le 12 janvier 2020

Édouard Philippe le 12 janvier 2020 - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Pour le Premier ministre, la "mission difficile et importante" des policiers est toutefois soumise à "beaucoup d'exigences."

Invité ce dimanche soir sur le plateau du JT de 20h de France 2, au lendemain de sa décision de retirer l'âge pivot de la réforme des retraites, Édouard Philippe a de nouveau affirmé sa volonté de porter le projet de loi jusqu'au bout.

Au fil de l'entretien, le Premier ministre a également été interrogé sur les images de violences commises par des policiers lors de manifestations et si, selon lui, ces dernières pouvaient être mises au même niveau que les violences vues lors de certaines manifestations. 

"Je ne les place pas au même niveau", a-t-il rétorqué. "Il faut parfois utiliser la force pour ramener l’ordre, et il ne faut pas en avoir peur. Les policiers, c’est aussi des gardiens de la paix, ils ont une mission qui est redoutablement difficile, et il faut avoir un soutien, une confiance, uns solidarité vis-à-vis d’eux exceptionnelle", a-t-il également assuré. 

"Beaucoup d'exigences" 

En revanche, l'homme fort de Matignon a également rappelé que la "mission difficile et importante" des policiers était également soumise à "beaucoup d'exigences." 

"Cela veut dire que quand il y a un usage disproportionné de la force, quand on en respecte pas les règles d’engagement, alors il doit y avoir enquête et sanction le cas échéant", explique-t-il. 

Interrogé sur une courte séquence vidéo, largement diffusée sur les réseaux sociaux, où un policier est filmé en train de faire un croche-patte à une manifestante, Édouard Philippe estime que ce comportement est "inacceptable." 

"Mais vous auriez aussi bien pu montrer des policiers qui se font insulter, cracher dessus, balancer des pavés et qui doivent rester calme", tempère-t-il encore. 

En guise de conclusion, le Premier ministre a rappelé qu'il y a 5 ans, "la France a connu des événements terribles et comme beaucoup de Français, j'ai été ému, et je me rappelle du mouvement de solidarité inouï qu'il y a eu pour les policiers. 

Hugo Septier