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Soutien à Macron: Valls renie son engagement à soutenir le vainqueur de la primaire

L'ancien Premier avait signé comme les autres candidats la charte de la primaire à gauche attestant qu'il soutiendrait le futur vainqueur du scrutin interne à la gauche.

"Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l'honneur d'un homme comme Manuel Valls", a asséné Arnaud Montebourg contre Manuel Valls qui venait d'apporter son soutien à Emmanuel Macron sur BFMTV. A quel document fait référence le chantre du Made in France? A la charte éthique de la primaire de la gauche qui engageait son signataire à soutenir le vainqueur:

"Je m'engage à soutenir publiquement le/la candidat(e) qui sera désigné(e) à l'issue des élections primaires citoyennes et à m'engager dans sa campagne". 

Un engagement répété à l'oral lors des débats entre les candidats à l'investiture de la gauche mais visiblement insuffisant.

"Ca décrédibilise encore plus la parole politique. Vous avez quelqu'un qui s'est présenté comme un homme d'état qui a signé un contrat par écrit dans le cadre de la primaire et qui quelques semaines après revient sur sa parole et renie ses engagements. C'est exactement le contraire sur ce à quoi il s'était engagé", a déploré Yann Galut sur RMC avant de demander l'exclusion de Manuel Valls sur PS.

Dans un communiqué diffusé dès la semaine dernière, la Haute Autorité de la primaire de la gauche avait dénoncé le "comportement" de l'ex-Premier ministre, qui, en ne parrainant pas Benoît Hamon et en critiquant son programme, "contrevient gravement au principe de loyauté et à l'esprit même des primaires". Manuel Valls n'est pas le seul à avoir rompu son engagement puisque François de Rugy a également rejoint Emmanuel Macron en vue de la présidentielle. 

Manuel Valls critique la stratégie politique de Benoît Hamon

Depuis plusieurs semaines, Manuel Valls ne manque aucune occasion de critiquer la campagne menée par Benoît Hamon, à commencer par sa volonté de se rapprocher - avec succès - de Yannick Jadot mais aussi de Jean-Luc Mélenchon qui le dépasse désormais dans les sondages.

Accusé d'avoir trahi sa promesse, Manuel Valls a justifié sa défection par la volonté de "ne vouloir prendre aucun risque pour la République", face au niveau élevé de la candidate du Front national Marine Le Pen, promise à une qualification au second tour selon les sondages. 

Alexandra Milhat