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Robert Ménard séduit par François Fillon

Robert Ménard pourrait-il voter Fillon en 2017?

Robert Ménard pourrait-il voter Fillon en 2017? - Pascal Guyot - AFP

Le maire de Béziers, qui s'est éloigné du Front national, aurait dit être "presque 100% d'accord avec ce que dit François Fillon". A tel point que certains s'interrogent sur l'éventualité qu'il vote pour lui en 2017.

"Je suis d’accord avec presque 100% de ce que dit Fillon", aurait déclaré récemment Robert Ménard devant des proches. Une petite phrase qui n'a rien d'anodin, et laisse penser à Marianne, qui la publie, que le maire de Béziers pourrait ne pas voter pour Marine Le Pen en 2017. Proche du FN lors de son élection à la mairie, qu'il a obtenue avec le soutien du parti, Robert Ménard s'en est éloigné depuis, et affiche quelques divergences avec Marine Le Pen.

Sur le fond, ils se seraient écharpés pendant la primaire de la droite et du centre, sur la stratégie de la présidente frontiste face à ses adversaires. "Je me suis engueulé avec elle parce qu’elle met Fillon et la gauche dans le même sac alors que non, je suis désolé, c’est pas pareil", déplore-t-il, cité par Marianne.

Fillon et le coeur de cible du FN

"Il ne faut pas sous-estimer Fillon", "des gens autour de moi qui pensaient ne pas voter à la primaire se sont prononcés pour Fillon au premier tour", a-t-il prévenu, dans les colonnes de L'Express et du Monde. D'après lui, il existe pour Marine Le Pen un risque bien réel de siphonnage de voix au profit de François Fillon. Le candidat de droite conservatrice pourrait convaincre une partie du coeur de cible de Marine Le Pen. 

Mais derrière ces analyses, et malgré la fraîcheur de ses relations avec Marine Le Pen, Robert Ménard nie toute compatibilité avec le candidat de la droite. "Fillon Premier ministre de Sarkozy pendant 5 ans, comment y croire?" a-t-il réagi sur Twitter à la publication de l'article de Marianne, ce mardi.

Pas tombé "si bas"

Le 15 novembre, interrogé sur RMC, il se disait sûr de son choix. "Honnêtement, entre cette droite Prisunic à laquelle on a à faire aujourd'hui et Marine Le Pen, mon cœur ne balance pas une seconde. Je vais voter sur Juppé, Sarkozy ou Fillon? Je ne suis pas tombé (si bas)", déclarait-il, même s'il reconnaissait "des divergences, des "distances avec elle", et "des désaccords".

"Malgré ces désaccords, je pense que Marine Le Pen est celle qui incarne, aujourd'hui, le plus l'identité du pays", concluait-il. "Ce n'est pas la question sociale mais identitaire qui fera l'élection", jurait-il quelques jours plus tard dans L'Express.

Charlie Vandekerkhove