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Retraites: la France Insoumise présente un contre-projet "pour des jours heureux"

Adrien Quatennens

Adrien Quatennens - FRANCOIS GUILLOT / AFP

Ce mercredi, le groupe parlementaire de la France insoumise a présenté, par la voix notamment d'Adrien Quatennens, son "contre-projet" de réforme des retraites.

Face à la "logique comptable et d'austérité du gouvernement", les députés La France insoumise ont présenté mercredi leur "contre-projet" de réforme des retraites pour "des jours heureux", une expression qui renvoie en écho le souvenir du programme social du Conseil national de la Résistance. Les Français partent à la retraite "trop tard et trop pauvres", a déclaré le député Adrien Quatennens devant la presse.

Âge légal de départ à la retraite fixé à 60 ans 

Le groupe de Jean-Luc Mélenchon propose de fixer l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, un "âge décent", avant 63 ans, âge de l'espérance de vie en bonne santé. Le nombre d'annuités nécessaires pour effectuer une carrière complète serait abaissé de 43 à 40, dans lesquelles seraient intégrés les trimestres au RSA le cas échéant. Et les personnes ayant effectué une carrière complète devraient bénéficier d'une retraite au minimum égale au Smic. Le contre-projet revient sur le calcul du montant des pensions, qui se baserait non plus sur les 25 meilleures années dans le privé, mais sur les dix meilleures, pour diminuer l'impact des "carrières hachées et des temps partiels".

Adrien Quatennens a également annoncé vouloir "harmoniser par le haut" la prise en compte de la pénibilité, en l'étendant à d'autres métiers. En contrepoint de la majoration de 5% par enfant mise en place par la réforme, sa collègue Clémentine Autain a avancé une majoration annuelle de 500 euros par enfant. Elle serait attribuée aux femmes par défaut, et partagée entre les deux parents s'ils ont pris un congé parental égal.

Mathilde Panot a mis en avant la nécessité de la "bifurcation écologique et sociale de notre économie", qui permettrait, en créant des emplois, de financer le système de retraite voulu par les insoumis."Oui c'est plus coûteux, mais on peut le faire par la hausse des salaires et des cotisations", a affirmé Adrien Quatennens. Il s'agira également de mobiliser le Fonds de réserve pour les retraites, la Caisse d'amortissement de la dette sociale, et de supprimer les niches fiscales sur les retraites complémentaires, selon LFI.

Ce contre-projet a été élaboré en collaboration avec le collectif militant "Nos retraites" et le think tank "Intérêt général".

R.V. avec AFP