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Quand Sarkozy s'opposait farouchement au référendum

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting le 11 mai 2015.

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting le 11 mai 2015. - Kenzo Tribouillard - AFP

Nicolas Sarkozy en promet deux si il est élu. Le candidat à la primaire de la droite mise sur l'organisation de référendum pour relancer sa campagne. Mais l'ancien Président n'a pas toujours été pro-référendum, par le passé il s'est opposé à cette consultation citoyenne.

Le référendum a le vent en poupe. D'après un sondage publié en début de semaine, 55% des Français sont favorables à une "multiplication" des consultations. Et le candidat à la primaire de la droite Nicolas Sarkozy compte bien surfer sur la vague. Il l'a annoncé sur le plateau de France 2 ce vendredi soir, l'ancien président de la République souhaitant organiser, s'il arrive au pouvoir, deux référendums: l'un portant sur le regroupement familial, et le second sur l'internement administratif des fichés S les "plus dangereux". 

Une méthode de campagne déjà utilisée en 2012, où il promettait de "redonner la parole au peuple français" par le référendum, le jour-même où il annonçait briguer un second mandat.

Par trois fois opposé au référendum 

Mais l'ancien leader des Républicains n'a pas toujours été pro-référendum. Au contraire, même, comme le rappelait déjà Le Monde en 2012. Ainsi, Nicolas Sarkozy s'est opposé à plusieurs consultations citoyennes, en 2005, 2007 ou encore 2011.

En 2005, alors qu'il était à la tête de l'UMP, -le futur parti des Républicains -, Nicolas Sarkozy avait critiqué le président Jacques Chirac pour avoir organisé un référendum sur le traité constitutionnel européen. 

"Je ne suis pas persuadé que faire voter ou adopter par référendum une Constitution de plusieurs centaines d'articles soit la formule la plus adaptée" déclarait-il.

"Excusez-moi j'ai besoin de votre avis"

Rebelote en 2007, lors de sa campagne, le candidat Sarkozy ironisait sur la mise en place de référendum: 

"Croyez-vous que, si je suis élu, je vais aussitôt dire aux Français : 'Excusez-moi, j'ai besoin de vous demander votre avis sur un autre sujet?'" avait-il déclaré dans une interview à L'Express

A l'époque, le candidat UMP était farouchement opposé au concept de démocratie participative, plutôt prônée par son adversaire Ségolène Royal.

Quatre années plus tard, en 2011, le président Sarkozy s'était offusqué de la mise en place d'un référendum en Grèce, lorsque le premier ministre du pays souhaiter consulter la population pour savoir si celle-ci acceptait le plan de sauvetage européen. Si cette idée de référendum a au final été abandonnée, elle a donné l'occasion à Nicolas Sarkozy de dénigrer une nouvelle fois ce mode de scrutin. 

Marine Henriot