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Quand la nouvelle ministre de l'Écologie Elisabeth Borne affirmait préférer l'avion au TGV

"Le gouvernement n'est pas de ceux qui pensent que l'avenir s'écrira sans avion", avait-elle déclaré lors du Paris Air Forum en juin dernier.

Fraîchement nommée ministre de la Transition écologique et solidaire mardi soir, en remplacement du démissionnaire François de Rugy, Elisabeth borne, également ministre des Transports, ne fait pas consensus. Sur notre antenne, François-Michel Lambert, député union des démocrates et des écologistes (UDE), estimait par exemple que cette annonce marque la fin de "l'écologie au gouvernement." 

Et ses déclarations, il y a tout juste un mois en marge du Paris Air Forum auquel elle participait, ne devraient pas permettre à l’ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal d’acquérir une assise écologique qui pourrait lui faire défaut.

"Lignes lointaines et coûteuses"

En juin dernier, Elisabeth Borne avait en effet déclaré que "le gouvernement n'est pas de ceux qui pensent que l'avenir s'écrira sans avion". 

Elle était même allée plus loin en défendant les petites lignes aériennes: "N'en déplaise aux détracteurs de l'avion, je préfère une petite ligne aérienne qui désenclave rapidement et efficacement, à la construction de très grandes infrastructures de lignes à grande vitesse à la fois lointaines et coûteuses, et dont le bilan carbone n'est pas des plus évident", a déclaré la ministre. 

Aide financière de l'État

Comme nous le relations à l’époque, l’État subventionne certaines petites lignes aériennes considérées comme indispensables au maillage du pays et étant susceptibles d'accueillir au moins 10.000 passagers par an. Et Elisabeth Borne avait annoncé en octobre dernier que le gouvernement allait allouer une enveloppe de 15 millions d'euros supplémentaires" à ces lignes aériennes "dès 2019", multipliant ainsi l'aide financière par 4.

"J'assume parfaitement d'avoir renforcé notre implication financière" a déclaré la ministre, alors que plusieurs députés de l'opposition ont récemment défendu l'idée d'une interdiction des vols intérieurs en France. "Nous nous sommes toujours opposés à l'interdiction du transport aérien" avait conclu la ministre.

Hugo Septier