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Quand Ferrand se venge sur les journalistes

Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion des territoires, le 18 avril 2017.

Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion des territoires, le 18 avril 2017. - JOEL SAGET / AFP

Malgré l'ouverture d'une enquête préliminaire après les révélations du Canard enchaîné, Richard Ferrand est arrivé en tête avec près de 34% dans la 6ème circonscription du Finistère. Le ministre de la Cohésion des territoires, fort de son score, n'a pas manqué de faire la leçon aux journalistes dès dimanche soir.

Au QG de campagne de Richard Ferrand, aucune soirée n'avait été prévue dimanche soir pour célébrer le score du ministre, arrivé en tête au premier tour des législatives avec près de 34% des voix. Il a cependant trouvé une autre manière de fêter sa victoire.

A 20h45, Richard Ferrand a fait une courte apparition devant la salle de Châteaulin, dans la 6ème circonscription du Finistère. Evoquant une "première étape évidemment réjouissante", il s'est montré prudent.

"Ce soir, c'est un premier signe extrêmement fort, c'est une dynamique positive, mais il faut rester humble puisque c'est dimanche prochain que se concrétiseront les élections des candidates et des candidats qui portent la République en Marche et le projet du président Macron", a-t-il déclaré.

Si l'heure était à la prudence, elle était aussi à la vengeance. Constatant que l'"affaire" qui porte désormais son nom n'avait pas eu d'impact sur son score, Richard Ferrand, soupçonné de favoritisme, n'a pas manqué cette occasion pour se venger des journalistes.

"Ce serait bien que vous en preniez de la graine"

Le ministre fait actuellement l'objet d'une enquête préliminaire, après les révélations du Canard enchaîné sur les Mutuelles de Bretagne, dont il était directeur général, et qui avaient décidé en 2011 de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.

"Malgré vos efforts méritoires, je constate que les Finistériennes et les Finistériens m’ont réitéré leur confiance à hauteur de presque 34%, que dans toutes les grandes communes, comme dans les plus petites, il y a eu l’expression de cette confiance", a lancé l'ancien journaliste, devant son QG.

Mais Richard Ferrand ne s'est pas arrêté là, puisqu'il a ajouté, avant de quitter les lieux: 

"Je vous ai parlé un peu tard, parce que je voulais, moi, vérifier les informations avant de vous parler. Vous savez, c’est un vieux tic. Ce serait bien que vous en preniez de la graine". 

Charlie Vandekerkhove