BFMTV

Législatives: le pari gagnant des ministres candidats

Bertrand Guay, Joel Saget, Stéphane de Sakutin - AFP

Bertrand Guay, Joel Saget, Stéphane de Sakutin - AFP - De gauche à droit et de haut en bas: Christophe Castaner, Marielle de Sarnez, Richard Ferrand, Annick Girardin, Bruno Le Maire et Mounir Mahjoubi.

Six ministres d'Emmanuel Macron briguaient un siège à l'Assemblée nationale. Presque tous sont sortis en tête au premier tour des législatives ce dimanche.

Ils connaissaient la règle et se sont lancés en connaissance de cause. Six ministres d'Emmanuel Macron ont décidé d'être candidats aux législatives, quitte à perdre leur place au gouvernement en cas de défaite. Mais c'est une victoire aisée qui tend les bras à cinq d'entre eux à l'issue du premier tour du scrutin ce dimanche. Annick Girardin, ministre des Outre-Mer, est à égalité avec son principal adversaire à l'issue du premier tour. 

Christophe Castaner s'échappe

Le secrétaire d'Etat en charge des Relations avec le Parlement, également porte-parole du gouvernement, est très bien parti pour conserver son siège dans la 2e circonscription des Alpes-de-Hautes-Provence. Avec 44,04% des voix, il devance de près de 30 points le candidat arrivé en deuxième position, le mélenchoniste Léo Walter (16,55%).

Richard Ferrand à l'aise

Il s'était dit "confiant" quant à sa victoire, malgré une campagne perturbée par l'enquête préliminaire ouverte à son encontre pour de possibles conflits d'intérêt. Le ministre de la Cohésion des territoires est en tête au premier tour dans la 6e circonscription du Finistère, avec 33,93% des voix. Il affrontera dimanche prochain en duel la candidate LR, Gaëlle Nicolas, qui a engrangé 18,10% des suffrages.

  • Marielle de Sarnez en pole position

Sur le papier, les choses ne se présentaient pas aux mieux pour Marielle de Sarnez. La ministre chargée des Affaires européennes était notamment contestée par des militants macronistes locaux dans la 11e circonscription de Paris. Une fronde qui avait suscité la candidature dissidente d'une militante du MoDem et d'En Marche!.

Malgré cette configuration compliquée, le bras-droit de François Bayrou s'est qualifiée au deuxième tour avec 41,27% des voix, selon des résultats partiels. Elle affrontera dimanche prochain l'avocat Francis Szpiner, candidat de LR, arrivé en deuxième position avec 17,40% des suffrages. Le député socialiste sortant, Pascal Cherki, est éliminé.

Annick Girardin à touche-touche

La partie serra serrée pour Annick Girardin, la ministre des Outre-Mer. A Saint-Pierre-et-Miquelon samedi, les électeurs ont placé la candidate du Parti radical de gauche et son adversaire de droite, Stéphane Lenormand (Archipel Demain), exactement au même niveau. Tous deux ont obtenu 41,59% des voix. Un revers pour Annick Girardin, qui avait été élue dès le premier tour en 2012. L'issue du second tour pourrait dépendre d'un candidat sans étiquette, Denis Vigneau-Dugué, troisième du scrutin avec 10,80% des suffrages. Il a annoncé samedi qu'il appellerait à "voter pour l'un des deux candidats sous condition".

Mounir Mahjoubi s'impose

Belle performance pour Mounir Mahjoubi, dont c'est la toute première campagne législative. Le Secrétaire d'Etat au Numérique s'est imposé largement au premier tour, avec environ 37% des voix dans la 16e circonscription de Paris. Il a éliminé au passage le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, député du cru depuis plus de 20 ans. Le patron de Solférino n'a obtenu qu'environ 8% des voix.

Bruno Le Maire dans un fauteuil

  • Ballotage ultra-favorable pour Bruno Le Maire dans la 1ère circonscription de l'Eure. L'ex-candidat à la primaire de la droite rallié à Emmanuel Macron est en pôle position ce dimanche, avec 44,46% des voix. Il devra affronter au deuxième tour Fabienne Delacour, candidate FN qualifiée avec 22,09% des suffrages. La candidate investie par LR après la nomination de Bruno Le Maire au gouvernement, Coumba Dioukhane, n'a rassemblé sur son nom que 6,16% des voix.
Ghislain de Violet