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Quand DSK se lâche sur le gouvernement dans un café du Kremlin-Bicêtre

DSK en février dernier, à Lille.

DSK en février dernier, à Lille. - François Lo Presti - AFP

L'ex-ministre des Finances a passé la soirée lundi dernier avec des blogueurs, et s'est laissé aller à la critique sur son ancienne famille politique, rapporte France Info.

Dominique Strauss-Kahn refait parler de lui. L'ancien patron du FMI a répondu à l'invitation d'une quinzaine de blogueurs la semaine dernière, avec qui il a passé la soirée dans un café du Kremlin-Bicêtre, rapporte France Info. Et visiblement, il n'a pas mâché ses mots, d'après ses propos rapportés par des sources indiscrètes.

Sur le gouvernement:
DSK juge ainsi l'équipe de Manuel Valls "sans vision", et estime qu'elle "navigue à vue". Emmanuel Macron, qui occupe le même poste que lui autrefois, est qualifié de "sympathique" mais "maladroit". Quant à Ségolène Royal, il est d'avis qu'elle est "approximative" sur l'écologie. Une pique qui fait probablement référence à son couac sur Fessenheim. La semaine dernière, la ministre de l'Ecologie a laissé entendre que la fermeture de la centrale nucléaire pourrait être reportée à 2018. Or, François Hollande avait promis de fermer Fessenheim durant son quinquennat. Des propos ambigus qui ont provoqué l'ire des Verts, de Jean-Luc Mélenchon, et des associations environnementales.

Sur le PS:
Le Parti socialiste en prend également pour son grade: DSK prétend que son ancienne famille politique est devenue un "astre mort". Une critique qui tombe à une mauvaise période pour la majorité, empêtrée dans des divisions et des craintes sur son avenir aux régionales. A tel point que certains cadres du parti ont fait savoir lundi qu'ils envisageaient une fusion de leurs listes avec celles du parti Les Républicains. Du jamais-vu.

Sur son avenir:
DSK, sorti d'un long tunnel judiciaire, ne songe plus à la politique. Il ne compte jamais revenir, a-t-il confié aux blogueurs, ajoutant avec malice: "Sauf s'il y avait un million de manifestants en bas de chez moi", raconte France Info.  Il ne s'imagine donc que dans un rôle, celui de consultant économique, qu'il tient déjà depuis plusieurs années auprès de différents pays.

A. G.