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Régionales: un ministre propose des alliances PS-Les Républicains après le premier tour

Lors de l'Université d'été du PS, les cadres du parti ont pu rencontrer les élus locaux.

Lors de l'Université d'été du PS, les cadres du parti ont pu rencontrer les élus locaux. - Xavier Leoty - AFP

Certains cadres PS, dont un ministre, pensent à fusionner leurs listes avec celles du parti Les Républicains pour faire barrage au FN et obtenir des sièges en région. Ils ne font pas l'unanimité: Cambadélis l'a fait savoir sur Twitter.

A trois mois d'élections régionales à haut risque pour la majorité, face à une extrême droite qui grimpe dans les sondages, certains cadres du Parti socialiste envisageraient des alliances inédites pour barrer la route au Front national, révèle lundi France Info.

Cette stratégie consisterait à s'allier dans l'entre-deux-tours au parti Les Républicains pour empêcher le FN d'aller à la victoire. Une alliance purement technique, indique la radio, puisque le PS ne demanderait aucun poste de présidence de région en échange de la fusion des listes. 

L'enjeu est crucial: avec le nouveau découpage électoral, la France passe de vingt-deux à treize régions, beaucoup plus puissantes. Et dans certaines régions où le FN est pressenti pour faire un gros score, comme dans le Nord-Pas-de-Calais/Picardie, les Verts viennent d'annoncer qu'ils feront cavalier seul. Or, si le PS se retire au profit de la droite pour empêcher le FN de gagner, il pourrait se retrouver sans aucun élu dans les nouveaux conseils régionaux. 

Cambadélis moqueur sur Twitter

Une situation qu'un ministre, décrit comme "influent" par France Info, mais qui a tenu à garder l'anonymat, est bien déterminé à éviter. Lui plaide pour une fusion des listes avec Les Républicains, afin de faire barrage au FN tout en ayant l'assurance d'obtenir des sièges dans les conseils.

Pourtant, la proposition passe encore mal au siège du PS: Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis sont contre pour le moment.

Le Premier secrétaire du parti a d'ailleurs raillé le comportement de ce ministre sur son compte Twitter lundi matin:

Du côté du parti Les Républicains, la fébrilité des socialistes fait évidemment sourire. Et pas certain que cette proposition d'alliance soit acceptée: elle donnerait corps aux railleries du Front national sur "l'UMPS".

A. G. avec Apolline de Malherbe