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Présidentielle 2022: Olivier Faure plaide (une fois de plus) pour le rassemblement avec les écologistes

Invité de BFMTV-RMC, le chef de file des socialistes a reproché à son homologue Julien Bayou de ne pas être suffisamment ouvert aux négociations pour une candidature commune PS-EELV en 2022.

Après bientôt trois ans à la tête du Parti socialiste - anniversaire le 7 avril -, Olivier Faure est conscient du danger qui le guette en vue de la prochaine présidentielle. "Quand on a d'un côté un bloc, et de l'autre on a des divisions, forcément c'est le bloc qui gagne", a prévenu le premier secrétaire du PS ce jeudi matin sur BFMTV-RMC. Une allusion à son camp, divisé entre socialistes, écologistes, insoumis, voire même communistes. D'où son énième appel à un accord global entre PS et EELV.

"On ne peut pas rester des enfants toute notre vie. À un moment, il faut être adulte, responsable. Et quand il y a une menace, (...) comment est-ce qu'on fait pour que les choses ne se passent pas comme on le craint?", s'est alarmé Olivier Faure.

Tacle à Bayou

Pour les élections régionales dans les Hauts-de-France, le chef de file du PS s'est réjoui d'un potentiel accord réunissant les quatre principales forces de gauche, qui reste toutefois à finaliser. Dans les autres régions, comme en PACA, la donne est plus compliquée. "Est-ce qu'on (...) veut continuer à procrastiner ou est-ce qu'on avance? Moi je veux avancer", s'est agacé le député de Seine-et-Marne.

"Il faut à la fin que ce soit le ou la meilleure d'entre nous. (...) Quand j'entends Julien Bayou qui dit, 'y a un plan A, c'est un écologiste, y a pas de plan B', dans ces cas-là, le vrai plan, c'est le plan C, (...) le plan Marine Le Pen et Emmanuel Macron", prévient-il.

"Que chacun joue le jeu"

Interrogé sur la possible candidature d'Anne Hidalgo, Olivier Faure a reconnu qu'il préférerait que ce soit une socialiste qui incarne l'ensemble des courants sociaux-démocrates à la présidentielle. "Mais (...) j'accepte l'idée que ça puisse ne pas être nous", a-t-il immédiatement ajouté. Et de mettre en garde ses alliés:

"Ça suppose que chacun joue le jeu. Si tout le monde dit, 'c'est moi ou c'est personne', dans ces cas-là ce sera personne. (...) Et ça veut dire que ce sera la troisième fois en 20 ans que la gauche et les écologistes ne seront pas présents à un second tour de présidentielle. C'est plus une exception; ça devient la règle."
Jules Pecnard Journaliste BFMTV