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Présidence UMP: suivez en direct le dénouement du duel Fillon-Copé

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Confusion totale lundi au sein de l'UMP, dans l'attente d'une éventuelle proclamation du résultat de l'élection de son président. François Fillon et Jean-François Copé ont chacun revendiqué la victoire dans la soirée de dimanche. Les recomptages ont repris ce lundi matin.

Confusion totale lundi au sein de l'UMP, dans l'attente d'une éventuelle proclamation du résultat de l'élection de son président. François Fillon et Jean-François Copé ont chacun revendiqué la victoire dans la soirée de dimanche, ce dernier réaffirmant avoir gagné, lundi matin face à Jean-Jacque Bourdin sur RMC-BFMTV. Les recomptages ont repris ce lundi matin.
Suivez ici en direct les événements de la journée de lundi, dans le choc frontal entre François Fillon et Jean-François Copé.

20h : L'UMP n'a toujours pas de président. La Commission continue d'éplucher les procès-verbaux des départements litigieux.

17h30: La Cocoe, commission interne chargée de contrôler et valider les résultats de l'élection, annonce qu’il lui reste à vérifier les procès-verbaux de « 10 à 20 » départements. Les résultats définitifs de la Cocoe pourraient être connus en fin de journée, dans la soirée voire mardi.

15h18 : Alors que la COCOE poursuit ses travaux de recomptage des voix, les assesseurs pro-Copé et pro-Fillon ont décelé une anomalie arithmétique portant sur 128 bulletins à Nice. Dans la 1ère circonscription de Nice, bastion du député "pro-Fillon" Eric Ciotti, qui compte 2 300 inscrits, les militants ont voté sans surprise à 75,9% pour François Fillon. Mais selon le procès-verbal validé à 3h15 lundi matin par des assesseurs des deux camps, avant son envoi à Paris, l'écart enregistré entre le nombre d'enveloppes de vote et les signatures sur les cahiers d'émargement est de 128. Cette anomalie va être examinée lundi par la COCOE.
Jean-François Copé a pris les devants, en demandant lundi que ne soient pas comptabilisés les bureaux de vote où une fraude a été constatée.

15h13 : « Il faut en finir avec cet épisode, insiste Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, sur BFMTV. (...) Ca fait maintenant six mois que l'on n'a pas entendu l'UMP comme une opposition constructive ».

12h36 : Harlem Désir « déplore que l'UMP soit aujourd'hui totalement tournée vers elle-même et vers sa guerre des chefs ».
« Je voudrais souligner le très grand contraste avec nos primaires qui ont été absolument exemplaires », poursuit le 1er secrétaire du PS.

11h54 : Rachida Dati salue « une victoire » pour l'UMP : « Ne dégoûtons pas les militants, qui se sont fortement mobilisés hier pour cette élection. (...) C'est une victoire pour l'UMP, un grand moment de démocratie, un grand moment de mobilisation », estime la députée européenne, soutien de Jean-François Copé. Selon Rachida Dati, la commission de contrôle du parti « va valider les chiffres, la victoire de Jean-François Copé va être actée. Ce n'est pas la peine d'entacher ce scrutin pour commencer à déstabiliser (...) Jean-François Copé, c'est être mauvais joueur », lance-t-elle à l'adresse du camp Fillon, tout en disant « comprendre l'amertume et l'aigreur » des fillonistes.

11h30 : A son arrivée au siège de l'UMP, rue de Vaugirard (Paris 15e), Patrice Gélard, le président de la COCOE, a dit espérer que le nom du vainqueur soit connu dans la journée de lundi. « Ce ne sera pas avant ce soir », indiquaient certaines sources.

11h19 : Louis Aliot, vice-président du Front national, accueille la pagaille à l'UMP comme « un scénario qui ne nous est pas désagréable », prédisant que « beaucoup d'adhérents de l'UMP, devant ce spectacle, en tireront les conclusions et rompront avec leur ancienne famille » pour rejoindre le FN.
Selon lui, l'issue serrée du scrutin et le résultat de Jean-François Copé, meilleur que prévu, « confirme le déplacement du curseur de la vie politique à droite ». Jean-François Copé avait fait campagne sur une ligne de « droite décomplexée », en lançant par exemple le thème du racisme anti-blancs, défendu de longue date par le FN.

11h10 : Valérie Pécresse continue de revendiquer « 200 voix d'avance » pour François Fillon. Soutien de l'ancien Premier ministre, elle laisse la porte ouverte à un nouveau vote : « Je n'ai aucune objection à cette idée, le sujet n'est pas là. Avant de revoter, il faut d'abord que l'on connaisse le résultat du vote. Nous, nous avons des calculs qui montrent qu'officiellement nous avons gagné ».

10h38 : La COCOE, commission chargée de contrôler l'élection à la présidence de l'UMP, a repris ses travaux lundi peu après 10 heures.
Cette instance présidée par le sénateur UMP Patrice Gélard les avait suspendus vers 4 heures du matin dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu'il manquait 50% des procès verbaux de résultats départementaux.
Des représentants des deux camps assistent aux travaux, dont Eric Ciotti pour François Fillon, et Roger Karoutchi pour Jean-François Copé.

10h37 : « L'existence même de l'UMP » est en cause aujourd'hui, selon Alain Juppé. « Nous avons, je le répète, plus que jamais besoin d'une grande formation de la droite et du centre et c'est ça qui est en jeu. Je lance vraiment un cri d'alarme, (...) il faut arrêter cette confrontation »,
Le maire de Bordeaux affirme que Jean-François Copé et François Fillon lui ont déclaré être prêts à accepter la décision de la COCOE, la Commission de contrôle interne de l'UMP. « Je leur ai parlé, a indiqué Alain Juppé. Ils m'ont dit qu'ils étaient prêts l'un et l'autre à accepter la décision de la commission de contrôle des opérations électorales ».

10h15 : François Fillon affirme être devant Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP, tout en appelant à « attendre avec sang-froid » les résultats officiels : « A cette heure, notre décompte confirme l'avance de François Fillon, mais seuls les chiffres définitifs et officiels permettront de trancher la situation », déclare l'ancien Premier ministre dans un communiqué.

9h21 : Alain Juppé appelle au calme : « J’appelle donc François Fillon et Jean-François Copé à faire cesser immédiatement les invectives qu’échangent leurs partisans, à s’engager à accepter la décision de la Commission de contrôle des opérations électorales, quelle qu’elle soit, [et] à se rencontrer pour jeter les bases d’une nécessaire réconciliation », écrit sur son blog celui qui fut le tout premier président de l'UMP.
« A l’heure où j’écris, l’UMP est incapable de dire qui a gagné l’élection à sa présidence », note le maire de Bordeaux, qui a toujours refusé de prendre parti pour l'un ou l'autre candidat, tout en estimant la situation « lamentable ».
« Ce que je redoutais s’est produit: le mouvement sort divisé et donc affaibli de cette confrontation intempestive. Tout au long de la campagne, il s’est moins agi de l’avenir de l’UMP que de celui de deux protagonistes obsédés par l'échéance de 2017 », regrette Alain Juppé, en estimant que sa formation est confrontée au risque d'un « éclatement ».

8h45 : Sur RMC et BFMTV, Jean-François Copé réaffirme sa victoire : « Je suis majoritaire dans un nombre considérable de départements. Je constate que je suis en tête ». Selon lui, des fraudes importantes ont été constatées dans des bureaux de votes dans les Alpes-maritimes et à Paris : « Ça s'appelle du bourrage d'urnes, je dois dire que c'est quand même désolant ».
Il demande que les résultats de ces bureaux de vote ne soient pas comptabilisés et dit attendre « sereinement » le comptage, appelant François Fillon à « reconnaître sa défaite ».

Alexandre Le Mer, avec agences