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Présidence LR: pour Maël de Calan, Laurent Wauquiez incarne une "droite qui ne peut pas gagner"

Maël de Calan, candidat juppéiste à la présidence des Républicains, était notre invité ce dimanche soir. Il a profité de l'occasion pour expliquer ce qui le séparait de son rival, Laurent Wauquiez.

Maël de Calan, 37 ans et issu du courant juppéiste, est l'un des trois candidats à la présidence des Républicains. Ce dimanche soir, il était notre invité. S'il a reconnu être juppéiste, il a assuré ne pas être le candidat de cette seule tendance. Estimant appartenir à un collectif "dépassant largement le clivage de la primaire", il a formulé quel était selon lui ce nouveau clivage: "Il y a une droite du 'y a qu'à, faut qu'on' et une droite de gouvernement", dont il se revendique. 

Maël de Calan dénonce "une droite des slogans"

Il a laissé entendre que son rival dans la course à la présidence du parti, et grand favori, Laurent Wauquiez était le représentant le plus éminent d'une droite incantatoire. Dans un premier temps, il a toutefois dégagé quelques points communs entre lui et le président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes: "Moi aussi je suis très attaché aux racines de la France, je veux lutter contre l’assistanat, comme le sont d’ailleurs tous les adhérents des Républicains."

Cependant, Maël de Calan s'est aussitôt distingué de son concurrent: "Mais ce que je n’aime pas c’est d’une part, la fuite en avant dans un discours de plus en plus clivant, contestataire, une droite des slogans quand on a besoin d’une droite des solutions. Et d’autre part, c’est une droite qui se referme et dans son discours et dans ses propositions sur un socle de plus en plus restreint d’électeurs, d’adhérents, de doctrine. C’est une droite qui ne peut pas gagner."

Il craint une "balkanisation" de son mouvement

Il a aussi fait le reproche de ne pas avoir mis à l'ordre du jour du bureau politique des Républicains, qui se réunissait pour évoquer le sort des membres du gouvernement issus de la droite et de certains députés "constructifs", l'exclusion du président de Sens commun au sein des Républicains plus tôt cette semaine. 

Pas question en revanche pour lui de tourner le dos à sa famille politique malgré les divergences qui l'opposent à Laurent Wauquiez: "Il y a deux manières d’envisager les choses quand on est en désaccord: soit on coupe le parti en deux et pourquoi pas en quatre ou huit, c’est la balkanisation du mouvement qui nous réduit à l’impuissance, soit on se bat pour ses idées à l’intérieur de la maison commune."
Robin Verner