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Pour Nathalie Loiseau, la polémique est "partie" de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute

La tête de liste LREM aux élections européennes, Nathalie Loiseau, le 25 mars 2019 à Paris

La tête de liste LREM aux élections européennes, Nathalie Loiseau, le 25 mars 2019 à Paris - JOEL SAGET, AFP/Archives

Nathalie Loiseau est revenue ce mercredi sur la polémique dont elle fait l'objet en estimant que le scandale était parti de Minute. Le site d'investigation Mediapart soutient avoir commencé à enquêter bien avant la publication du journal d'extrême droite.

Nathalie Loiseau fait depuis mardi l'objet d'une polémique au regard de sa présence passée sur une liste étudiante d'extrême droite. La tête de liste LaREM pour les européennes a affirmé que le scandale était "parti" de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute et visait principalement Emmanuel Macron.

Interviewée par Cnews ce mercredi, elle a déclaré que l'extrême droite avait beaucoup à gagner de cette polémique. "Qui est-ce qu'on dérange aujourd'hui? Devant qui est-ce qu'on est dans les sondages? Qui est-on en train mettre en difficulté? L'extrême droite".

Revenant sur la manière dont sa présence passée sur une liste étudiante d'extrême droite a été révélée, elle a raconté s'être s'être exprimée pour la première fois à ce sujet "le 12 avril, interviewée par Mediapart".

Avant cela, "quand mon entourage m'a interrogée, la question venait de Minute". Donc "Mediapart a recopié Minute. Et ça vous pose pas de question que la liste qui combat le plus efficacement l'extrême droite (...) soit attaquée par Minute? Moi ça m'interroge, et on me dit 'Minute dit que vous avez été d'extrême droite'. J'ai répondu non! Je n'ai jamais été d'extrême droite".

"C'est parti de Minute", a-t-elle martelé, jugeant, à propos de Mediapart, que "parfois on est l'idiot utile de quelqu'un".

Mediapart assure avoir contacté Loiseau avant la parution dans Minute

Des affirmations que démente fermement le site d'investigation. "C'est faux: Mediapart a questionné Nathalie Loiseau sur le sujet en mars, avant la publication de l'article de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute", a réagi le média dans un communiqué relayé notamment par son journaliste Fabrice Arfi. 

"Par ailleurs, comme nous l'avons expliqué dans notre article, Mediapart a obtenu le fameux document de la liste UED où est inscrite la candidate dès janvier 2018, en enquêtant sur les conseillers secrets de Marine Le Pen", poursuit le texte. Le média assure avoir "authentifié" le document, "contacté des témoins de l'époque", "retrouvé le matériel de propagande de l'UED", puis avoir à nouveau sollicité l'ancienne ministre au mois d'avril. 

De son côté, Nathalie Loiseau estime que la cible réelle de la polémique est Emmanuel Macron.

"Vous croyez qu'on s'intéresse à Nathalie Loiseau? J'ai l'humilité de penser que mes opposants s'en fichent complètement", a-t-elle fait valoir ce mercredi en disant avoir le soutien du chef de l'Etat, et souhaiter "plus que jamais" rester tête de liste.

Avec AFP