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Pour Laurent Nuñez, "les policiers ne sont pas violents"

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur réfute fermement le terme de "violences policières" et légitime une "violence légale" à propos des interventions policières.

Ce sont des termes qui se sont imposés dans l'actualité au vu des vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux après des manifestations, des gilets jaunes ou dernièrement contre la réforme des retraites. Largement employés par les manifestants, les mots "violences policières" sont réfutés par le gouvernement et plus largement par l'exécutif. 

Au début du mois de janvier néanmoins, Emmanuel Macron a quelque peu changé son fusil d'épaule en dénonçant, au sujet de certains policiers, "des comportements qui ne sont pas acceptables" qui "ont été vus ou pointés" et demandant à ce qu'il n'y ait "aucune complaisance".

La violence de l'État, une "violence légale"

Invité de BFMTV-RMC ce jeudi, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez s'est refusé à employer ce vocable. Pour lui, il est nécessaire de "réfuter ce terme de violences policières, parce qu'il laisse à penser qu'il y a un système organisé qui voudrait que la police soit répressive pour faire taire une contestation".

"Les policiers, évidemment, ne sont pas violents. La violence de l'État, c'est une violence qui est légitime, c'est-à-dire qu'elle est très encadrée. (...) C'est ce qu'on appelle la violence légale", a poursuivi l'ancien patron de la DGSI, non sans rappeler la célèbre phrase du sociologue Max Weber théorisant le monopole de la violence physique légitime détenu par l'État.

Des fautes, "cela peut arriver"

"Il faut que la réponse soit toujours proportionnée, qu'elle soit juste et nécessaire, et surtout, quand il y a des fautes, comme cela peut arriver, il y a bien évidemment le plus souvent saisine de l'autorité judiciaire ou il peut y avoir des sanctions administratives", a-t-il tempéré, notamment interrogé sur Cédric Chouviat, un livreur mort à Paris après une interpellation musclée, ou encore sur la vidéo publiée samedi au cours d'une manifestation, où l'on voit un policier frapper un manifestant à terre, le visage ensanglanté.
Clarisse Martin