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Pour Dupont-Aignan, les jihadistes français en Irak: "ne sont plus français et leurs enfants doivent rester à-bas"

Nicolas Dupont-Aignan était notre invité ce jeudi. Il s'est opposé au rapatriement de jihadistes hexagonaux sur notre sol, assurant qu'ils n'étaient plus français. Il a aussi plaidé pour que les enfants des terroristes soient abandonnés à leur sort.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député élu dans l'Essonne, était sur notre plateau ce jeudi. Il a répondu aux questions de notre journaliste Jean-Jacques Bourdin, notamment au sujet du rapatriement de jihadistes français sur notre territoire. 

"Les enfants, ils restent là-bas" 

"Ma prise de position a fait reculer le gouvernement car j’apprends qu’après le retour de 150 jihadistes, on est passé au cas par cas et maintenant le président dit que ça n’a jamais été à l’ordre du jour", a affirmé Nicolas Dupont-Aignan. Il a livré sa définition des jihadistes, les décrivant comme des "individus qui ont trahi la nation et ne sont plus des Français dans le cœur et l’esprit". Il a enchaîné en assurant que les justices de la région du monde où ils ont commis leurs forfaits étaient compétentes pour traiter le cas de ces terroristes. "L’Irak et la Syrie vont les juger", a-t-il ainsi posé. Il est allé jusqu'à réclamer le même destin pour les enfants des jihadistes: "Les enfants, ils restent là-bas. Ils ne sont plus français."

Il a comparé notre situation à celle des Britanniques: "Les Anglais ont une position limpide contrairement à nous. Ils ont dit: 'Ils ne sont plus Britanniques'." Nicolas Dupont-Aignan a continué:

"Les Français veulent-ils qu’on rapatrie sur le sol français des tueurs ? On n’en a pas assez dans nos prisons des jihadistes qui sortent d’ailleurs en 2019? Ils vont sortir aller dans nos écoles, nos rues, nos supermarchés. Je ne veux pas de ça pour mon pays. Nous avons un gouvernement qui, sur l’affaire des attentats, n’a pas pris les mesures qui s’imposaient."

Robin Verner