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Pour Brice Hortefeux, "le désordre est partout"

Brice Hortefeux était sur BFMTV le 14/06/16

Brice Hortefeux était sur BFMTV le 14/06/16 - BFMTV

Brice Hortefeux a exprimé son indignation ce mardi sur BFMTV, au lendemain du meurtre du couple de policiers à Magnanville revendiqué par Daesh. "Emotion faite de colère", dit-il, car l'ancien ministre en veut au gouvernement de ne pas avoir su repérer "les signaux", tandis que dans le pays c'est "le désordre à tous les étages".

L'assassinat du couple de policiers à Magnanville lundi soir a provoqué une vague d'émotion que les hommes et femmes politiques ont largement exprimée au cours de la journée. 

Pour Brice Hortefeux, c'est une "émotion faite de colère". Selon lui, cet attentat vient s'inscrire sur une longue liste dans laquelle le drame de Joué-les-Tours en 2014 et l'attaque du commissariat parisien de la Goutte d'Or en janvier dernier, constituent des précédents. Dans les deux cas, comme dans celui de la tragédie de Magnanville, les assaillants s'étaient revendiqués du jihadisme. Et mettent en lumière que cette profession est de plus en plus visée.

Celui qui fut ministre de l'Intérieur sous Sarkozy a condamné un signal "extraordinairement violent, inacceptable et insoutenable". "Si c'est inacceptable, ça veut dire qu'il faut en tirer un certain nombre de leçons pour l'avenir", a-t-il affirmé, critiquant de manière à peine voilée la gestion de ces "signaux", par le gouvernement actuel.

 "C'est le désordre à tous les étages"

Pour le député européen, ce drame reflète "la situation bien particulière des forces de l'ordre".

"Nous devons changer les choses et aller plus loin, dans une période d'Etat d'urgence il faut des moyens supplémentaires", a-t-il ajouté. 

Mais au-delà de la menace terroriste, Brice Hortefeux a rappelé que de nombreux policiers avaient été blessés lors de manifestations contre la loi Travail, alors que le gouvernement est critiqué de toutes parts pour sa gestion de l'ordre public et que la contestation sociale agite la France.

"Le désordre est partout, aujourd'hui où que l'on regarde c'est le désordre. Le désordre social avec la loi sur le travail (…), le désordre dans la rue avec le phénomène des casseurs qui se multiplie et se répète (…), et enfin le désordre dans la majorité et dans le gouvernement. C'est le désordre à tous les étages ", a-t-il martelé.

M.-C.M.