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Magnanville: une liste de cibles retrouvée sur les lieux de l'attaque

Le RAID a abattu l'assaillant après avoir essayé de négocier avec lui.

Le RAID a abattu l'assaillant après avoir essayé de négocier avec lui. - Cap Facebook

Un homme de 25 ans a assassiné lundi soir à Magnanville un couple de policiers avant d'être abattu par le RAID. Daesh a revendiqué l'attentat. Au cours de l'assaut, l'assaillant s'était déjà réclamé de l'organisation jihadiste.

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L'essentiel:

Un couple de policiers a été assassiné à son domicile de Magnanville, dans les Yvelines. Leur enfant de 3 ans est sain et sauf.

L'assaillant s'est réclamé de Daesh pendant l'assaut du RAID. Il avait prêté allégeance au chef de Daesh il y a trois semaines.
Il s'appelle Larossi Abballa, il est citoyen français, il a 25 ans.

Larossi Abballa est mort sous les balles de la police après avoir hurlé des revendications en arabe et en français. Il avait été condamné en 2013 dans une affaire de terrorisme.

Daesh a officiellement revendiqué l'attaque via son agence de propagande. 

20h30 - "Donner aux renseignements les moyens de fonctionner"

Pour le ministre de l'Intérieur, la meilleure solution pour lutter efficacement contre les filières jihadistes est de "donner aux services de renseignement les moyens de fonctionner, et notamment de prendre des dispositions leur permettant de rentrer dans les communications cryptées", très utilisées par les terroristes, a-t-il fait valoir.

"La bonne solution dans un Etat de droit, c’est l’incarcération de tous ceux qui doivent l’être, à partir de preuves", a rappelé Bernard Cazeneuve, soulignant que 187 terroristes ont été interpellés en France depuis le mois de janvier. 

20h08 - Bernard Cazeneuve "indigné" par les propos tenus à l'égard des policiers

Invité du 20 heures de France 2, le ministre de l'Intérieur a redit "son indignation" face aux propos prononcés depuis quelques semaines à l’égard des policiers. "Aujourd'hui, nous avons vu des manifestants crier 'un policier, une balle', après ce qu’il s’est passé hier. Cela a assez duré. Tout cela est inacceptable", a martelé Bernard Cazeneuve.

17h03 - La police rend hommage au couple de policiers

La police nationale a rendu hommage, sur Twitter, aux policiers tués lundi à Magnanville, et posté leurs photos.

16h55 - La vigilance contre le terrorisme "portée à son maximal"

Le président de la République François Hollande a affirmé ce mardi après-midi depuis l'Elysée que la vigilance contre le terrorisme est "portée à son niveau maximal", après l'assassinat du couple de fonctionnaires à Magnanville. 

16h35 - Larossi Abballa était toujours sur écoute

Selon nos informations, Larossi Abballa était toujours sur écoute. Ces écoutes avaient commencé en février dernier. Il était par ailleurs également muni d'un pistolet d'alarme. 

16h30 - Les enfants du couple de policiers seront faits pupilles de la Nation

Condamnant une agression "effroyable et cruelle", François Hollande a réitéré ce mardi après-midi son soutien à l'égard de la famille des deux policiers tués lundi, précisant que leurs enfants seraient faits pupilles de la Nation. Le père avait deux enfants, dont un en commun avec sa compagne.

15h20 - Manuel Valls rend hommage aux policiers

Face aux députés, le Premier ministre a une nouvelle fois rendu hommage aux policiers. "Je n'accepte plus les mises en cause permanentes de ces hommes et de ces femmes", a-t-il dit.

15h10 - Pour Valls, un "cap dans l'horreur a été franchi"

Manuel Valls s'est exprimé depuis l'Assemblée nationale sur le double meurtre commis lundi à Magnanville, estimant qu'"un cap dans l'horreur a été franchi". 

"Un cap dans l'horreur a été franchi. C'est le domicile, l'intimité même d'une famille, d'un couple de fonctionnaires de police qui ont été prises pour cible", a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement.

15h07 - Les écoutes visant l'assaillant ne permettaient pas de déceler un passage à l'"acte violent"

Les écoutes judiciaires ciblant Larossi Abballa n'avaient pas permis à ce jour de déceler un passage à l'"acte violent", a assuré François Molins. Des "interceptions téléphoniques et géolocalisations" mises en places "sur plusieurs lignes téléphoniques n'avaient pas permis à ce jour de déceler le moindre élément" sur "la préparation et un passage à l'acte violent", a ajouté le procureur.

15h03 - L'Assemblée nationale rend hommage aux victimes des attaques

Les députés rendent hommage aux victimes de la tuerie d'Orlando et au couple de policiers tué lundi à Magnanville en observant une minute de silence.

14h40 - Laroussi Abballa savait que sa victime était un policier

Le procureur de Paris a par ailleurs déclaré que le meurtrier présumé connaissait la qualité de policier de l'homme qu'il a tué.

14h33 - Une liste de cibles retrouvées

Une "liste de cibles", mentionnant des personnalités ou des professions, a été retrouvée par les enquêteurs au domicile du policier et de sa compagne tués lundi soir par Larossi Abballa. "Un certain nombre d'investigations et de constatations" ont été menées qui ont permis de "saisir à l'intérieur du pavillon une liste de cibles mentionnant des personnalités ou des professions (rappeurs, journalistes, policiers) ou des personnalités publiques", a affirmé François Molins, face à la presse.

14h25 - L'assaillant a dit avoir fait allégeance au chef de Daesh il y a trois semaines

Larossi Abballa, l'homme soupçonné d'avoir assassiné le couple de policiers à Magnanville, lundi soir, a affirmé avoir prêté allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, le leader de Daesh, il y a trois semaines, a indiqué le procureur de Paris François Molins.

"Au cours de ces négociations avec le Raid, le tueur a indiqué être musulman pratiquant, faire le ramadan et il a précisé qu'il avait prêté allégeance trois semaines plus tôt au commandeur des croyants de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi. Il a ajouté avoir répondu à un communiqué de cet émir qui demandait, je cite, de 'tuer des mécréants, chez eux avec leur famille'", a détaillé François Molins.

13h55 - Trois personnes en garde à vue

Selon nos informations, trois personnes de l'entourage de Larossi Abballa sont actuellement en garde à vue. Il s'agit de trois homme de 27, 29 et 44 ans a précisé le procureur de Paris François Molins lors de sa conférence de presse, ce mardi après-midi.

13h45 - Pour Marine Le Pen, "le gouvernement ne protège pas les Français"

Marine Le Pen a accusé ce mardi le gouvernement de ne pas protéger les Français, après le meurtre d'un policier et de sa compagne par un homme se réclamant de Daesh, et demandé à ce que les terroristes présumés soient mis "hors d'état de nuire". "Le gouvernement ne protège pas les Français. La vraie lutte contre le fondamentalisme n'a pas été engagée", a affirmé la présidente du Front national dans une vidéo publiée sur son compte Facebook.

13h40 - Les syndicats de policiers reçus au ministère de l'Intérieur à 18h

Les syndicats de policiers et des personnels administratifs de la police nationale seront reçus ce mardi à 18h place Beauvau, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

13h35 - Mélenchon dénonce la "faiblesse du renseignement français"

Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a appelé ce mardi à "s'interroger sur la faiblesse du renseignement humain" en France après le double meurtre d'un policier et de sa compagne. "Il faut s'interroger sur la faiblesse du renseignement humain déployé sur notre sol qui aura permis au meurtrier pourtant signalé de préparer son coup et de le réaliser sans qu'aucune alerte soit donnée", a écrit Jean-Luc Mélenchon, sur sa page Facebook.

13h20 - Qui était Larossi Abballa?

Connu pour des faits de petite délinquance, Larossi Abballa, le meurtrier présumé du couple de policiers à Magnanville, dans les Yvelines, avait été condamné en 2013 à 5 ans de prison pour son appartenance à une filière jihadiste entre la France et le Pakistan.

>> Son portrait

12h54 - Le procureur Molins en conférence de presse à 14h15

Le procureur de la République François Molins donnera une conférence de presse à 14h15. Il devrait en dire plus sur l'enquête qui se poursuit sur le double meurtre de Magnanville.

12h14 - Abballa était sur écoute

Selon nos informations, Larossi Abballa avait été placé sur écoute en février 2015, alors que son nom apparaissait dans l'entourage d'un homme parti en Syrie avec toute sa famille. Toutefois, ces écoutes téléphoniques n'avaient donné aucun résultat, laissant penser qu'Abballa dissimulait ses objectifs terroristes.

12h07 - Le porte-parole de la Police nationale évoque le comportement "suicidaire" d'Abballa

Jérôme Bonet, porte-parole de la Police nationale, a refusé de révéler l'avancée de l'enquête que mènent les forces de l'ordre sur le double meurtre. Il a toutefois expliqué que le déroulement des faits n'était pour le moment pas clairement établi et qu'à l'heure actuelle, aucune faille dans la surveillance d'Abballa ne pouvait être pointée avec certitude.

"La négociation a été brève parce qu'on était face à un individu qui n'avait absolument pas d'ambition de négociation" selon Jérôme Bonet qui en a dit un peu plus sur l'assaut mené par le RAID. "Il ne demande pas grand chose, il est dans une logique d'affrontement, de quasi-suicide" a expliqué le porte-parole de la police.

11h54 - Drapeaux en berne place Beauvau

Le ministère de l'Intérieur a annoncé que ses drapeaux seraient en berne pendant trois jours à compter d'aujourd'hui pour rendre hommage aux deux fonctionnaires de police assassinés hier soir.

11h50 - Une minute de silence mercredi à midi

Une minute de silence sera observée dans tous les services du ministère de l'Intérieur mercredi, à 12h.

11h39 - Plusieurs garde-à-vue sont en cours

Selon nos informations, deux personnes de l'entourage de l'auteur présumé du double meurtre d'un couple de policiers ont été placées en garde-à-vue dans l'enquête sur Larossi Abballa. Pour rappel, la perquisition de son domicile par les enquêteurs n'avait permis de mettre la main sur aucune arme ni explosif.

11h04 - Les victimes ciblées parce qu'ils étaient membre de la police selon Valls

"Je pense à ce couple et à leurs enfants bien sûr", "à leurs collègues" explique Manuel Valls. "Je dis à mes concitoyens combien nous devons à ces policiers qui nous protègent" a ajouté le Premier ministre.

Selon le chef du gouvernement, les victimes ont été ciblées "parce qu'elles étaient" membres de la police nationale. "C'est une menace globale" que "nous combattons" a martelé Manuel Valls, appelant à "l'unité" et "au rassemblement".

10h50 - "Un garçon sans grande envergure", selon un avocat qui l'a côtoyé

Larossi Abballa est décrit comme "un garçon sans grande envergure" par un avocat qui l'a côtoyé lors de son procès dans une affaire de filière d'acheminement vers le Pakistan. "C'était un garçon sans grande envergure, d'une intelligence moyenne qui semblait avoir pris conscience de la raison pour laquelle il s'était engagé dans ce groupe qui était à caractère très sectaire", témoigne Me Hervé Denis.

10h40 - Bernard Cazeneuve autorise les policiers à rentrer chez eux armés

Le ministre de l'Intérieur a déclaré qu'il allait autoriser les policiers et les gendarmes à rentrer chez eux accompagnés de leur arme de service. En réalité, cette mesure est déjà applicable à tous les membres des forces de l'ordre depuis la mise en place de l'état d'urgence.

10h30 - La police n'a rien trouvé au domicile de Larossi Abballa

Selon nos informations, les perquisitions menées par la police au domicile de Larossi Abballa n'ont pas permis de découvrir d'armes ou d'explosifs.

10h27 - Larossi Abballa s'est filmé au domicile de ses victimes

L'assassin du couple de policiers a revendiqué son acte et s'est filmé dans la maison de ses victimes comme l'a révélé sa page Facebook au cours de la soirée de lundi.
Larossi Abballa, identifié comme l'auteur du double meurtre, a utilisé l'application Facebook Live pour revendiquer ses meurtres. L'application permet de diffuser en direct une vidéo sur une page Facebook personnelle. La vidéo, dans laquelle l'homme se met en scène, dure 13 minutes et 15 secondes.

10h13 - Marc Trévidic avait jugé Larossi Abballa en 2013

Le juge antiterroriste, célèbre pour ses années passées à condamner de nombreux terroristes français, révèle que c'est lui qui a mis en examen Larossi Abballa en 2012, avant qu'il ne soit condamné en 2013.

"À l'époque, à part ses mauvaises fréquentations et quelques joggings pour entretenir sa forme, il n'y avait pas grand-chose à lui reprocher sur le plan des poursuites pénales" explique le juge Trévidic dans les colonnes du Figaro.

10h09 - La revendication de Daesh, une ressemblance avec Orlando?

Pour Nicolas Hénin, spécialiste du mouvement jihadiste pour BFMTV, la revendication très rapide émise par Daesh pour le double meurtre de Magnanville n'est pas sans rappeler l'attentat d'Orlando perpétré dans la nuit de samedi à dimanche.

9h47 - L'enquête sur Larossi Abballa se poursuit

Le profil de l'assaillant se précise. Agé de 25 ans, Larossi Abballa avait été condamné en 2013 pour sa participation à une filière terroriste à 3 ans de prison, dont six mois avec sursis.

Il avait depuis changé de vie selon son profil Facebook. Il avait créé il y a peu une société de restauration rapide dans sa ville, mais un changement s'est opéré il y a quelques mois sur sa page Facebook: sa photo de profil a été remplacée par une image noire, et plusieurs messages en lien avec l'islam radical ont été postés.

9h39 - Le maire de Magnanville en appelle à la République

L'édile de la ville, Michel Lebouc, s'est montré très ému au micro de BFMTV. Le maire a décrit le couple assassiné comme des administrés "respectés" dans la ville. Il a par ailleurs décrit l'émotion qui saisit les habitants de la ville, et annoncé la mise en place de cellules psychologiques notamment dans les écoles de la commune.

Il a enfin appelé à la solidarité de la République pour l'enfant du couple, seul rescapé de la soirée du 13 juin au cours de laquelle ses deux parents ont été assassinés dans ce qui s'apparente à un attentat islamiste.

9h20 - Hollande dénonce un acte "incontestablement terroriste"

Le président de la République a dénoncé un "assassinat terroriste". "La lutte contre le terrorisme ne vaut pas que pour un territoire donné. Elle doit appeler une action internationale, résolue. Un échange d'informations" a souhaité François Hollande, estimant également que "les trafics nourrissent le terrorisme".

"J'ai une pensée pour ce couple qui ne faisait que son devoir. L'homme rentrait chez lui après avoir fait son travail avec beaucoup de rigueur et d'exigence. Elle l'attendait parce qu'elle savait aussi ce qu'est la nécessité de protéger un pays" a déploré le chef de l'Etat.

9h00 - Cazeneuve et Le Foll confirment la piste terroriste

Les deux ministres ont confirmé mardi matin que l'enquête sur le meurtre de deux policiers à Magnanville s'orientait vers la piste terroriste.

Lundi soir, un policier des Mureaux et sa compagne, policière elle aussi à Mantes-la-Jolie ont été assassiné à leur domicile de Magnanville, dans les Yvelines. Leur assaillant a vraisemblablement tué la femme en premier.

Il aurait ensuite attendu le retour du policier à son domicile pour lui asséner neuf coups de couteau. Prévenue par des riverains, la police s'est rapidement rendue sur place accompagnée du RAID. Après l'échec des négociations avec le forcené, il a finalement été abattu. Dans la maison, les policiers ont retrouvé la dépouille de la policière, visiblement égorgée, et le bébé sain et sauf.

P.A.