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Policiers tués à Magnanville: "Refuser la peur, combattre le terrorisme", selon Manuel Valls

Les forces du Raid après l'assaut donné à Magnanville, dans les Yvelines, le 14 juin 2016

Les forces du Raid après l'assaut donné à Magnanville, dans les Yvelines, le 14 juin 2016 - Matthieu Alexandre - AFP

Vague d'indignation après le meurtre d'un couple de policiers lundi soir à Magnanville, dans les Yvelines. Les réactions sont unanimes. Hommes et femmes politiques ont adressé leur solidarité aux forces de l'ordre et ont appelé à résister au fanatisme.

L'indignation est totale ce mardi après l'assassinat d'un couple de policiers à Magnanville, dans les Yvelines. Un homme armé d'un couteau a tué lundi soir un policier et sa compagne, policière elle aussi, à leur domicile. L'attaque a immédiatement été revendiquée par Daesh. L'assaillant a été abattu lors d'un assaut du Raid. L'enfant du couple, âgé de 3 ans, a pu être sauvé.

Le Premier ministre a réagi dès ce mardi matin au drame. Manuel Valls a dénoncé le meurtre de policiers "assassinés sauvagement" et a évoqué la "solidarité de toute la nation aux policiers." Il a ajouté: "Refuser la peur, combattre le terrorisme."

Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, a lui aussi évoqué sa "grande tristesse", évoquant son "soutien" à la famille et aux collègues des deux policiers tués par un homme âgé de 25 ans et connu des services de police pour des faits de vol et de radicalisation.

Une autre membre du gouvernement, Laurence Rossignol, a exprimé sa tristesse sur Twitter. La ministre des Familles a évoqué ses "pensées émues" pour le petit garçon, rescapé du drame. Tout comme Pascale Boistard, la secrétaire d'Etat chargée des Personnes âgées. Najat Vallaud-Belkacem, à la tête de l'Education nationale, a pour sa part évoqué une "abomination". 

La gendarmerie nationale et la police nationale ont elles-aussi exprimé leur solidarité sur Twitter après le décès "tragique" du couple de fonctionnaires dans cette commune de la banlieue parisienne, tout comme l'Etat-major des armées.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a lui aussi évoqué la France "qui ne pliera pas face au jihadisme".

Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, a également réagi, estimant que c'était la République qui était visée. Le président du parti Les Républicains a déclaré que "les terroristes doivent savoir que la France et les Français ne céderont jamais à la peur". 

D'autres candidats à la primaire de la droite n'ont pas manqué de partager leur émotion. Alain Juppé, le maire de Bordeaux, a appelé à tenir "bon face au fanatisme criminel", tout comme François Fillon, ancien Premier ministre, qui exhorte à l'unité "face à la barbarie". Bruno le Maire a quant à lui déclaré: "Notre nation gagnera contre le fanatisme".

D'autres membres de la classe politique n'ont pas tardé à réagir. Comme Eric Ciotti, président du conseil départemental et député LR des Alpes-Maritimes. Le secrétaire général des Républicains adjoint aux fédérations du parti a rendu hommage aux policiers "dans la douleur". "Ils sont l'exemple d'une République qui ne doit pas plier devant le terrorisme." Et a ajouté: "Face au terrorisme, nous sommes tous unis et solidaires avec nos forces de l'ordre."

Christian Estrosi, le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, a également évoqué sa "profonde tristesse."

Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, et Eric Woerth, député LR de l'Oise, ont eux aussi exprimé leur solidarité avec les forces de l'ordre.

Bruno Julliard, premier adjoint à la mairie socialiste de Paris, a également exprimé sa solidarité avec les policiers et a appelé à "combattre le terrorisme sans faiblir".

L'émotion est vive. Benoît Hamon, député socialiste des Yvelines et ancien ministre de l'Education nationale, a lui aussi partagé son émotion sur le réseau social.

Pour Pierre Laurent, secrétaire général du PCF, "l'assassinat d'un couple de fonctionnaires de police, sous les yeux de leur enfant de trois ans, est un acte épouvantable", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Même point de vue pour François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, qui a dénoncé sur Sud Radio et Public Sénat "des crimes contre l'humanité".

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle de 2017, a également exprimé son soutien aux forces de l'ordre lors de l'assaut du Raid.

Marine Le Pen, la présidente du Front national et candidate à l'élection présidentielle de 2017, a quant à elle dénoncé "le crime de trop", estimant que "la lutte, implacable, contre l'islamisme doit enfin commencer."

Florian Philippot, le député européen Front national, a également dénoncé "l'horreur qui s'abat", appelant à une "véritable réaction".

Robert Ménard, maire FN de Béziers, a quant à lui dénoncé le "laxisme suicidaire de la justice française". Le tueur, Larossi Abballa, un Français de 25 ans domicilié à Mantes-la-Jolie, avait déjà été condamné en 2013 avec sept autres personnes pour sa participation à l'envoi de jihadistes au Pakistan.

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C.H.A.