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Pétition pour le climat: "une réplique aux mouvements des gilets jaunes" selon François de Rugy 

Le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy, le 3 octobre 2018 à Paris.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy, le 3 octobre 2018 à Paris. - Ludovic Marin - AFP

Si le ministre de la Transition écologique se dit "heureux" du succès de la pétition, il regrette l'objectif même de la pétition, affirmant que les problèmes environnementaux ne se règlent pas dans un tribunal.

La pétition en ligne "l'affaire du siècle", qui propose d'intenter une action en justice contre l'Etat pour inaction climatique, recueillait mercredi 1.7 million de signatures. Un succès inédit auquel a réagi le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, interrogé par Le Parisien.

"Je suis heureux que les citoyens s’expriment pour lutter contre le dérèglement climatique", a d'abord répondu le ministre de la Transition écologique, avant de déplorer l'objet même de la pétition. "Une pétition pour le climat, oui je signe. Une pétition pour attaquer l’État, non."

 "Une pétition pour le climat, oui je signe."

En assignant l'Etat français devant le Tribunal administratif de Paris, La Fondation pour la nature et l’homme, Greenpeace France, Notre Affaire à tous et Oxfam France souhaitent faire reconnaître par le juge "l’obligation de l’État d’agir pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C, afin de protéger les Français.es face aux risques induits par les changements climatiques."

"Les ONG sont dans leur rôle d’aiguillon de l’opinion…Ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas à des juges de forcer le gouvernement à prendre une loi, ce n’est pas le sens de nos institutions", a t-il déclaré, s'engageant cependant à répondre "point par point" à la pétition et affirmant que le gouvernement est "déjà au travail". 

Pour expliquer le succès de la pétition, le ministre émet l'hypothèse qu'il s'agit d'une "réplique aux mouvements des gilets jaunes qui parlent parfois de l'écologie comme d'un problème." Il espère cependant que cela ne traduit pas d'une "fracture entre deux France" et estime que le rôle des politiques est de "trouver le bon équilibre". 

Cyrielle Cabot