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Climat: la pétition contre l'État français récolte 1,5 million de signatures

Marche pour le climat à Paris, le 13 octobre 2018

Marche pour le climat à Paris, le 13 octobre 2018 - FRANCOIS GUILLOT / AFP

La pétition a été lancée lundi par Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH) et l'association Notre affaire à tous.

La pétition en ligne pour soutenir un recours en justice contre l'État français pour inaction climatique, lancée par quatre ONG, recueille lundi matin plus de 1,6 million de signatures, du jamais vu en France.

Le texte, disponible sur le site laffairedusiecle.net, dépasse lundi matin les 1,63 million de soutiens et vise 2 millions. Ces signatures ont été recueillies en cinq jours, l'initiative de Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH) et l'association Notre affaire à tous, ayant été rendue publique lundi dernier.

"Aucun d'entre nous ne s'attendait à un tel succès et aussi rapidement", a reconnu Cécile Duflot, directrice d'Oxfam France, auprès de l'AFP. Cette mobilisation montre que "les questions liées au réchauffement climatique et à la biodiversité sont au centre des préoccupations" des citoyens, se félicite Audrey Pulvar, présidente de la FNH.

Sur notre antenne, Marie Toussaint, présidente de ONG "Notre affaire à tous" et déléguée Europe et Jeunesse à EELV explique le rôle de la pétition: 

"L'inaction climatique est illégale Elle bafoue nos droits humains, elle endommage l'économie, elle créé des dommages et des impacts sur nos territoires", regrette-t-elle, avant de demander à l'État de "prendre ses responsabilités."

Un recours juridique 

Les ONG ont adressé lundi dernier une requête préalable au gouvernement, qui a deux mois pour répondre. Les ONG prévoient dans un second temps, en mars probablement, d'introduire un recours juridique devant le tribunal administratif de Paris, une première à l'échelle française. Les citoyens "ont envie de passer à l'action, cela nous renforce dans l'espoir que le gouvernement ne reste pas sans réponse", indique Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a invité les ONG à participer au grand débat national promis à la suite du mouvement des "gilets jaunes", mais pour les associations, le temps n'est plus au débat mais à l'action.

L'annonce des associations est tombée au lendemain d'une conférence climat de l'ONU (COP24) qui a déçu par l'incapacité des pays à renforcer leur action. Les plaignants soulignent que la France, dont les émissions de GES sont reparties à la hausse en 2015, ne respecte notamment pas ses objectifs de court terme.

Cy.C avec AFP