BFMTV

Valls réunit ses soutiens mardi sur fond de rumeurs de ralliement à Macron

Dimanche soir, Benoît Hamon lui-même a évoqué un possible ralliement au candidat d'En Marche! "dans la semaine".

Manuel Valls a-t-il reculé pour mieux sauter? Après avoir réuni ses troupes à la mi-mars, alors que bruissait la rumeur de son ralliement à Emmanuel Macron, l'ancien Premier ministre avait "simplement" annoncé qu'il ne parrainerait pas Benoît Hamon. Ni aucun autre candidat. Ce mardi, le candidat défait de la primaire socialiste rassemble à nouveau ses soutiens.

Une réunion qui a des airs de déjà-vu, mais qui pourrait cette fois acter un ralliement au candidat d'En Marche!. En tout cas si l'on en croit l'analyse de Benoît Hamon lui-même. Sur France 2, dimanche soir, il a dénoncé, à l'adresse de Manuel Valls, "des ralliements qui consistent à (lui) planter des couteaux dans le dos". 

"On m'annoncerait même la semaine prochaine une mise à mort avec le ralliement de Manuel Valls à la candidature d'Emmanuel Macron", a-t-il ajouté.

Macron s'était défendu d'avoir fondé "une maison d'hôtes"

Prenant cette nouvelle pour acquise, il a lancé un appel aux électeurs, tout en critiquant les "caciques qui veulent rester au pouvoir" et avec qui il "n'aurait pas gouverné". 

D'après nos informations, Manuel Valls a donné rendez-vous aux parlementaires à 17 heures mardi, à l'Hôtel de la Questure. Le mail envoyés aux élus leur propose de participer à des "réflexions sur la situation politique actuelle". Cette fois-ci, par rapport aux précédentes réunions, celle-ci aura "un périmètre plus restreint".

Après la réunion du 14 mars, et l'annonce du non parrainage de Benoît Hamon, Emmanuel Macron, qui s'alarme de ralliements trop nombreux ou consécutifs venant du PS, avait affirmé ne pas avoir fondé "une maison d'hôtes". Pour adoucir quelque peu ses propos, il avait ajouté que Manuel Valls ferait "ce qu'il croira bon en conscience. Que tous ceux qui se retrouvent dans mon mouvement y viennent. Ils prouvent que j'avais raison", avait-il conclu. 
Charlie Vandekerkhove