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Régionales: pour Dray, le débat sur la tête de liste PS en Île-de-France n'est pas clos

Julien Dray au siège du PS, le 23 avril 2015

Julien Dray au siège du PS, le 23 avril 2015 - Bertrand Langlois - AFP

Julien Dray refuse de "pousser dans l'escalier" l'actuel président de la région Île-de-France: Jean-Paul Huchon.

Le socialiste Julien Dray a affirmé dimanche que le débat sur la tête de liste de son parti aux élections régionales en Ile-de-France n'était "pas clos", alors que le président PS de l'Assemblée nationale Claude Bartolone est candidat à l'investiture.

"Il y a un débat sur la tête de liste. Pour moi, le débat n'est pas clos", a déclaré le vice-président de la région, au "Forum Radio J".

"Je dis que le débat n'est pas clos parce qu'il y a un président sortant", a-t-il poursuivi.

Le JDD écrit dimanche que ce dernier, Jean-Paul Huchon (PS), annoncera qu'il se retire de la primaire socialiste lundi ou mardi. "Moi, je n'ai pas la réponse de Jean-Paul Huchon", a souligné son vice-président.

"Un joyau pour la gauche"

"A partir de là, on va discuter calmement et sereinement sur le meilleur dispositif, parce que la région Ile-de-France, c'est un joyau pour la gauche, c'est un joyau en regard du travail qui a été effectué, et on ne peut pas, pour des petites luttes politiciennes, perdre ce travail que nous avons a fait avec Jean-Paul Huchon depuis de nombreuses années", a dit Julien Dray.

"On a permis à la région Ile-de-France de devenir une des meilleures régions d'Europe", a-t-il estimé. "J'ai des principes", a encore souligné Julien Dray. "Quand je travaille avec quelqu'un, surtout quand il est président de ma région, ma première préoccupation, c'est de ne pas le pousser dans l'escalier."

"Soit (Jean-Paul Huchon) a fait du mauvais travail, et on lui demande de partir. Soit il a fait du bon travail et on discute avec lui", a-t-il ajouté. "Et ce n'est pas ce qui a été fait jusqu'à maintenant."

Le parachutage de Bartolone

"Je n'aime pas non plus quand on commence à promouvoir des candidatures dont on découvre à la fin qu'elles n'étaient là que pour empêcher le président sortant de se représenter", a-t-il encore dit au sujet de la première vice-présidente de la région Marie-Pierre de la Gontrie, qui s'est retirée au profit de Claude Bartolone.

Enfin, il considère que la question de savoir si M. Bartolone reste ou non à la tête de l'Assemblée nationale pendant la campagne électorale "fait partie de la discussion", et que, "dans ce cadre-là", lui-même aura "des choses à faire valoir".

"Le consensus autour du parachutage avec ceinture et bretelles de Claude Bartolone a déjà avorté", a réagi auprès de l'AFP le député UMP Jérôme Chartier, chargé du projet dans l'équipe de campagne de Valérie Pécresse, la candidate UMP pour les régionales en Ile-de-France.

la rédaction avec AFP