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Congrès PS: Martine Aubry "se laisse récupérer" tacle Benoît Hamon

Benoît Hamon et Martine Aubry, en octobre 2011

Benoît Hamon et Martine Aubry, en octobre 2011 - Denis Charlet - AFP

En choisissant la motion de Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, Martine Aubry a tourné le dos aux frondeurs. Benoît Hamon dénonce son manque de cohérence et Arnaud Montebourg menace de ne pas participer au congrès du parti.

En choisissant de co-signer la motion de rassemblement de Jean-Christophe Cambadélis avec Manuel Valls pour le congrès PS, Martine Aubry est rentrée dans le rang. Une attitude bien sage qui n'est pas faite pour plaire au chef de file des frondeurs: Benoît Hamon, député des Yvelines. D'après Le Canard enchaîné à paraître ce mercredi, l'ancien ministre, représentant l'aile gauche du PS, l'a attaquée dès le lendemain sur cette décision, jugeant que Martine Aubry "se laiss(ait) récupérer".

Entre les deux, la brouille ne date pas d'hier et risque de pimenter un peu le congrès du parti socialiste prévu au mois de juin. D'après l'hebdomadaire, Martine Aubry est accusée par l'ancien ministre de l'Education d'avoir effectué "un ralliement que personne ne comprend" alors que "le gouvernement va continuer à faire du Macron", autrement dit à tendre plus vers le centre que vers la gauche du PS.

Montebourg boudera-t-il le congrès?

Insistant sur son incompréhension du choix de la maire de Lille - qui aurait pu choisir la motion des frondeurs - Benoît Hamon se serait emporté sur le fait qu'"Aubry ne voulait pas s'allier à Montebourg et moi sous prétexte qu'on aurait fait, l'an dernier, la courte échelle à Valls pour Matignon. Et, finalement, elle signe la motion de Valls! Quelle cohérence!"

"J'aurais préféré qu'elle soit avec nous (...) parce qu'on partage beaucoup", avait déjà regretté Benoît Hamon sur BFMTV.

Toujours selon le palmipède, les chances de Benoît Hamon s'étant envolées avec le ralliement de Martine Aubry à la motion de rassemblement, Montebourg aurait carrément décidé de ne pas participer au congrès de Poitiers. "Je n'irai pas au congrès", aurait assuré l'ancien ministre du Redressement productif. Et d'ajouter "je ne veux pas être mêlé à ce bordel idéologique". Un rendez-vous plein de promesses, donc, où devrait être choisi sereinement le nom du prochain Premier secrétaire du PS parmi les quatre motions en lice.

A. D.