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Régionales: Bartolone ne veut pas de Macron dans la campagne

Emmanuel Macron, le 9 octobre 2015

Emmanuel Macron, le 9 octobre 2015 - Joël Saget - AFP

Les récentes prises de parole d'Emmanuel Macron irritent les socialistes. Au point que certaines veulent lui imposer le silence pour la campagne des régionales.

"Ras-le-bol" d'Emmanuel Macron, avait fustigé Martine Aubry fin septembre. Et visiblement, elle n'est pas la seule à le penser chez les socialistes. D'après des informations du Parisien ce mardi, le président de l'Assemblé nationale, Claude Bartolone, aurait même demandé que le ministre de l'Economie ne prenne pas la parole lors des meetings de campagne pour les élections régionales.

"Personne ne veut de Macron dans sa campagne", confirme un candidat des Hauts-de-Seine auprès du journal. Quant au député du Val d'Oise, Philippe Doucet, pourtant membre des Réformateurs et réputé proche d'Emmanuel Macron, il lui réclame de se mettre en retrait.

"Emmanuel ne mets pas le souk!"

"Une petite cure médiatique ne lui ferait pas de mal pendant au moins deux mois. Emmanuel, ne mets pas le souk!", a-t-il déclaré au Parisien.

Un désamour qui se traduirait même dans les rangs des socialistes par le néologisme acerbe de "macroneries", évoquant les petites phrases prononcées par le ministre... Le Premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, n'a d'ailleurs pas hésité ce lundi à déclarer sur France Inter que "si Emmanuel Macron estime que la politique du gouvernement n’est pas la bonne il doit partir". 

Seul l'ex-député PS Julien Dray, tête de liste aux régionales dans le Val-de-Marne, a suggéré au Parti socialiste d'inviter Emmanuel Macron à ses réunions: "Je souhaiterais un meeting avec Emmanuel Macron, Martine Aubry et Manuel Valls, je ne fais pas le tri entre les socialistes", a-t-il déclaré.

A. D.