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Réforme ferroviaire: l'UMP divisée, Duflot soutient le gouvernement

La réforme du rail vise à stabiliser la dette du secteur ferroviaire.

La réforme du rail vise à stabiliser la dette du secteur ferroviaire. - -

Au septième jour de la grève des cheminots, les députés entament mardi l'examen de la réforme ferroviaire à l'origine du conflit. Sur ce sujet, l'UMP apparait divisée et le PS uni.

Plusieurs centaines de cheminots étaient rassemblés mardi matin à Paris à proximité de l'Assemblée nationale pour protester contre la réforme ferroviaire, dont l'examen commence dans l'après-midi. Au septième jour de la grève à la SNCF, état des lieux des positions sur ce projet de loi.

La majorité unie

Si de nombreux élus de gauche s'accordent à dire qu'il fait écouter et comprendre les revendications des grévistes, la majorité semble unie sur ce texte. Il n'y a guère que le député PS Gérard Filoche pour appeler les cheminots à ne pas lâcher et s'opposer à la fermeté du gouvernement.

Même la désormais libérée Cécile Duflot soutient le texte. "C'est une bonne chose de réunifier RFF, les rails, et la SNCF, les trains. Cette réforme est une bonne réforme", a défendu la député EELV mardi matin sur BFMTV.

Le vote du Front de gauche dépendra des avancées obtenues. Selon leur chef de file à l'Assemblée, André Chassaigne, la réforme ferroviaire est "inacceptable en l'état". "La question centrale de la dette n'est pas résolue", selon le député communiste du Puy-de-Dôme. Le groupe pourrait s'abstenir sur le vote si les amendements sur le volet social du texte sont adoptés.

L'UMP divisée

Sur ce sujet, l'UMP n'avance pas en ordre de bataille. Le groupe UMP attendra donc la fin des débats pour arrêter sa position de vote. En revanche, ils ne "feront pas durer les débats" à l'Assemblée, selon le président du groupe, Christian Jacob.

Le secrétaire général intérimaire de l'UMP, Luc Chatel, a demandé lundi, à contrepied de plusieurs responsables de son parti, le retrait de la réforme ferroviaire. L'ex-ministre UMP Xavier Bertrand a refusé lundi sur BFMV de s'associer à cette demande. "Ce n'est pas un texte parfait, mais je ne demande pas le retrait et je ne voterai pas contre ce texte. Il est hors de question que je me retrouve dans le camp des jusqu'au-boutistes qui continuent à faire grève", asséné le député.

Le gouvernement a trouvé un appui inattendu à l'UMP: celui d'Hervé Mariton. Le député a appelé dimanche à "ne pas compliquer la tâche du gouvernement" lors du débat parlementaire.

Le groupe UDI à l'Assemblée est "plutôt enclin à voter pour la réforme ferroviaire", s'il n'y a pas de "recul" au cours du débat parlementaire, a indiqué son porte-parole Jean-Christophe Lagarde.

Le texte examiné mardi prévoit une organisation complexe avec à sa tête un établissement public à caractère industriel (Epic) nommé SNCF. Il chapeautera l'Epic "SNCF Mobilités", soit l'actuelle SNCF, qui exploitera les trains et l'epic "SNCF Réseau", l'actuel Réseau ferré de France (RFF) qui gère l'infrastructure.

Karine Lambin