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"C'est pas un dérapage": Marine Le Pen défend le député RN José Gonzalez après ses propos sur l'OAS

Le doyen des députés a déclaré mardi ne pas être "là pour juger pour savoir si l’OAS a commis des crimes ou pas".

Pour Marine Le Pen, les propos du député du Rassemblement national (RN) José Gonzalez sur l'OAS et l'Algérie française ne constituent pas un "dérapage".

"C'est pas un dérapage, il a fait un très beau discours, un discours très digne, très républicain, qui a été d'ailleurs salué quasi unanimement par des applaudissements nourris de l'Assemblée nationale", a réagi ce mercredi Marine Le Pen sur France Info.

Doyen de l'Assemblée nationale, le député RN José Gonzalez a présidé mardi la première séance de la nouvelle législature, et prononcé un discours dans lequel il a évoqué l'Algérie française, où il est né, disant y avoir laissé "une partie de (sa) France et beaucoup d'amis".

Des propos qui ont fait grincer des dents, mais ce sont ses mots prononcés en dehors de l'hémicycle, en réponse à des journalistes, qui suscitent particulièrement la polémique. "Je ne suis pas là pour juger pour savoir si l’OAS a commis des crimes ou pas", a ainsi dit le député des Bouches-du-Rhône. "Des crimes en Algérie? Non, l'armée française je ne pense pas", a-t-il aussi dit.

Marine Le Pen fustige "l'extrême gauche"

"Après (le discours, NDLR), un certain nombre de journalistes se sont précipités sur lui pour lui poser des questions sur l'OAS, il a dit, 'je ne suis absolument pas là pour parler de ces sujets-là'. C'est une chose très claire, il ne souhaitait pas s'exprimer sur des sujets qui n'avaient rien à avoir avec l'événement du jour, qui était effectivement le fait qu'il était doyen de l'Assemblée, et qu'il a tenu sa position de doyen avec beaucoup de dignité, ce qui n'était pas le cas de tous les députés qui étaient présents dans l'hémicycle", a défendu ce mercredi la présidente du groupe RN.

Mardi, la députée écologiste de Paris Sandrine Rousseau a ainsi estimé que "le RN veut montrer patte blanche mais (que) ça explose dès le premier discours". La présidente du groupe LFI Mathilde Panot a quant à elle accusé le RN de faire "l'apologie de l'Algérie française et des crimes de la colonisation".

"La gauche dit ce qu'elle veut, elle dit tout et n'importe quoi, je ne me détermine pas en fonction de ce que dit l'extrême gauche", a cinglé Marine Le Pen ce mercredi.

José Gonzalez est arrivé à Marseille en 1962, âgé de 19 ans. Il est délégué du Front national de Jean-Marie Le Pen puis du RN de Marine Le Pen depuis près de 40 ans à Allauch, près de Marseille. Auprès de l'AFP, interrogé sur un ralliement au parti Reconquête d'Éric Zemmour, comme beaucoup de militants RN des Bouches-du-Rhône, il avait répondu: "Pour quelle raison l'aurais-je fait? Chez Marine, les fondamentaux sont toujours là, même si elle a un peu édulcoré son discours".

Clarisse Martin Journaliste BFMTV